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Eglise Animiste de la Première Alliance Cosmique avec Noé |
La bio-piraterie — trafic d’animaux et de plantes, serait la troisième activité criminelle la plus importante, après les trafics d'armes et de drogue. Une certaine part de ce commerce est légale, maintenue à un seuil assurant sa pérennité, mais pour l'essentiel il est illégal. Ce sont les pays du Sud qui paient le plus lourd tribu, car ils abritent la plupart des espèces animales et végétales exotiques si prisées par les consommateurs du Nord. Pourtant, faune et flore sauvages sont particulièrement importantes pour les peuples du Sud, à qui elles fournissent alimentation, médicaments et autres ressources vitales. Vol sur Commande. La Convention sur le commerce international des espèces sauvages de faune et de flore menacées d'extinction (CITES) régit le commerce international de 30 000 espèces différentes. Pourtant, le commerce illégal continue de prospérer dans de nombreux secteurs, favorisé par une demande non régulée au Nord et par l'insuffisance des contrôles et des sanctions dans les pays ACP où sévit la contrebande. Derrière les voleurs se cachent des réseaux criminels très organisés. De nombreux voleurs de plantes, d'animaux et d'insectes sont des spécialistes et possèdent un équipement sophistiqué, dont des CPS
pour localiser avec précision leurs proies. Souvent les « bio-voleurs » travaillent sur la base de listes de commandes établies par des collectionneurs prêts à tout pour acquérir un nouveau trophée. Récemment, en Afrique du Sud, des voleurs allemands, japonais et slovaques ont été arrêtés, équipés de containers pré-etiquetés avec les noms de coléoptères et de reptiles, en prévision d'un raid dans le parc national du Kwazulu-Natal. On arrache continuellement à leur environnement africain des perroquets, des chats sauvages, des serpents, des léopards et des singes, recherchés vivants pour le commerce d'animaux domestiques exotiques ou morts pour leur peau ou d'autres
parties de leur corps. Des papillons volés en Papouasie-Nouvelle-Guinée et des insectes capturés dans la zone Pacifique apparaissent régulièrement sur les marchés des collectionneurs européens. Les enjeux sont énormes. Ces derniers paient jusqu'à 3 400 $ US pour une paire d'ailes d’ornithoptera meridionalis, un oiseau répertorié parmi les espèces menacées par l'Union mondiale pour la nature (UICN).
Les orchidées, des espèces rares de lis et les prêtées sont enlevées à leurs habitats tropicaux et vendues en Amérique du Nord, en Europe et au Japon. L'expansion du marché des médecines naturelles favorise une augmentation inquiétante de la cueillette illégale. En Afrique du Sud, une plante utilisée depuis des siècles par les Bushmen pour guérir les plaies et les troubles intestinaux est menacée par une cueillette excessive. Buchu Agathosnia biitiilma est très demandée en Europe et aux États-Unis, où on l'utilise contre les maux de tête, les rhumes et les rhumatismes
mais aussi comme exhausteur de goût dans les aliments transformés. Le bois rapporte gros également à la bio-piraterie. Au Costa
Arica, la protection des rondins de bois, du bois de sciage et de plaquage issus de l'espèce menacée d'acajou, Swietenia macrophylla, contraint les fournisseurs à prouver par des documents l'origine des chargements des bateaux. Mais les fonctionnaires en charge de la protection de la nature déclarent que sa mise en œuvre est inégale.
Selon TRAFFIC — programme conjoint de contrôle du commerce des espèces sauvages du WWF et de l'UlCN - les contrebandiers vont jusqu'à teindre les plumes des oiseaux, mêler des espèces rares à des animaux dont l'exportation est autorisée, et à concevoir les cachettes les plus improbables. Des douaniers ont ainsi trouvé des serpents cachés dans un lot de « bibles creuses. » La corruption permet d'obtenir la complaisance du personnel des douanes ou des compagnies aériennes. Reste que même les douaniers les mieux intentionnés peuvent avoir du mal à identifier des espèces rares de
plantes, d'oiseaux et d'autres animaux. L'avenir réside pour beaucoup dans des méthodes durables de gestion des espèces végétales et animales. Au Kenya, un projet diffuse auprès des petits exploitants agricoles un modèle de banque de semences pour les plantes médicinales menacées et des équipements bon marché pour leur propagation. Pour la faune, on explore des formes d'élevage durables dans certains pays ACP. Au Tchad, le varan du Nil est élevé pour sa viande et sa peau, tandis qu'au Togo, au Bénin et au Ghana des milliers de reptiles sont élevés afin d'être exportés vers le Nord. Dans les forêts de Papouasie-Nouvelle-Guinée, le dernier endroit au monde où l'on trouve d'importantes réserves naturelles de bois d'Agar, un programme TRAFFIC enseigne aux villageois comment collecter du bois de qualité sans détruire les pousses destinées aux générations futures. Pour en savoir plus, sur les Criquets Pèlerins Cliquez Ici Le retour à la page Sommaire Cliquez Ici
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