INTUITION FONDAMENTALE

Cette clef, la voici. On l'aperçoit déjà dans les Textes des Pyramides : tout l'Univers est Un ; Tout est en tout. L'homme sépare t-il, par son esprit, le ciel, la terre, son propre corps ? Impression première, qu'il devra corriger; car puisqu'elle est sortie d'un unique chaos, l'étoffé universelle est partout la même. 

Tout « objet » isolé est source d'illusion. La substance est unique, diffuse, en équilibre, régie par la Loi que l'homme appelle "Maât"  (la science d'aujourd'hui retrouve l'Unité : l'énergie-matière).  

L’ESPRIT EN TOUT

Toutefois il existe, par-delà les fragments disjoints du grand Corpus, une unité subtile, sur le plan de l'esprit. 

Les « chapitres » ne sont que divisions factices. Si l'on y fait un choix, si l'on prend aux meilleurs leurs concepts essentiels, si on les joint enfin, alors se forme une « matrice », un creuset homogène, d'où pouvait naître tout recueil, notamment le « Livre des Morts ». Le vrai « mystère » est là : non point dans des révélations du temps des pharaons, mais en la certitude qu'éprouva le vieil homme, de posséder la clef lui ouvrant l'Univers.

Première Conséquence : l'Esprit en Tout 

II n'y a point de différence entre « animé », « inanimé ». Les « vivants » et les « non-vivants », ils n'apparaissent tels que par infirmité de la conscience humaine. L'objet, inerte semble-t-il, est chargé, comme l'homme, de puissance vitale, d'Esprit universel, de la divine force nommée "Ka" du Monde.

L'objet est donc « actif ». Qu'on dépose, en la tombe, un pain, de l'eau ou de l'encens, ce n'est point seulement un signe d'affection; c'est dispenser au mort le "ka" qu'enferment ces substances. Déclarer « primitif » le geste de l'offrande, sous prétexte qu'un mort ne peut plus se nourrir, c'est condamner, sans réfléchir, la pensée égyptienne, et qui sait ? Se condamner soi-même.

Deuxième conséquence. La maâtique : des actes selon Maàt

Un homme qui « ressent » (car « comprendre », c'est peu) que sa vie est plongée en un Monde vivant où tout objet est irradiant, où même une statue le regarde vraiment, un tel homme devra surveiller sa conduite. Il convient d'expliquer ses appréhensions. L'homme est un ka vivant, un centre d'énergie, dans un brouillard de forces qu'équilibre la Maât. Au niveau du cosmique, Maât est loi d'harmonie; au sein de la société, Maât représente la justice (le vizir, chef suprême, bras droit de Pharaon, est le « prêtre de Maât ») ; sur le plan personnel, Maât est la vérité, la voix secrète en l'homme, qui guide sa conduite (celui qui ne ment pas, « il parle selon Maât »). Harmonie, équilibre, justice ou vérité, « Maât » ne peut se traduire, mais chacun ressent Maât. Si l'homme n'agit pas selon la loi suprême, s'il conduit mal sa vie, si, en mauvais nageur, il s'oppose au courant, il suscite un remous; il devient responsable d'un vice d'Univers, et ce vice, il en sera comptable durant sa vie ou dans la mort.

Mais heureux celui qui, vivant encore ou même mort, pourra se répéter : Aucune part en moi n'existe (Qui) du divin (est) séparée ! Heureux, l'homme de Maât, qui à autrui dira : En mon pouvoir est l'acte que mon ka désire !

Troisième conséquence : l'Absence de la Mort. 

Substance unique donc, partout vivante, équilibrée. L'« objet » que l'homme isolerait, et frapperait d'inertie, serait une illusion : il sortirait de Maât. La mort aussi est illusion. Si la mort existait, le défunt isolé, corps inerte et « objet », serait dans l'Univers, dans le grand Corps de Maât, une impossible tare. La mort n'existe pas.

 Le Jugement de l'âme  

Encore arrive-t-il que l'homme, en sa folie, trouble l'ordre cosmique. Mensonges et colères, violences, injustices, insultent l'Harmonie ; alors Maât, d'elle-même, reprend son équilibre. N'importe quelle iniquité, souillant la loi suprême, tôt ou tard, se compense.  

Si l'injustice échappe au regard du vizir, « prêtre de Maât » sur la terre, l'âme de délinquant comparaîtra, après la transition, devant un tribunal que préside Osiris. Scène illustre entre toutes, et partout dessinée dans les Livres des Morts (chap. 125), traitée trop souvent, dans les ouvrages d'aujourd'hui, comme un naïf jeu théâtral. Dans les croyances populaires, le redoutable Jugement apparaît, il est vrai, dans un décor touffu : Osiris, sa Balance, le Cœur du mort qu'on y dépose, la Bête monstrueuse espérant s'en repaître...

Mais qu'on y prenne garde. Derrière ces images, il faut chercher plus loin : l'homme coupable, durant sa vie, d'avoir fait fi de l'Harmonie, voit l'Équilibre universel,  blessé par lui  à ses dépens se rétablir. La Loi agit ; elle est terrible. Que le peuple égyptien, dans sa majorité, ait cru que le méchant, un jour, serait mangé, pourquoi s'en étonner ? La foi comporte des degrés. L'élite ne voyait, en ce festin vengeur ramenant la Justice, qu'une image commode pour évoquer que Maât, partout, toujours, reste la Loi. Le délinquant sera puni. Comment ? En sa conscience (en son « cœur », disent les textes). Il perdra la mémoire de ce qu'il fut sur terre. Ne sera-t-il plus rien ? Point du tout : sa conscience, arrachée, subira des « transformations », conformément aux actes de sa vie passée.  

Osiris Dieu des Morts et de la Nécropole 

Il est le fils de la déesse du Ciel, NOUT, né malgré Rê qui avait condamné celle-ci à la stérilité, et grâce à Thot qui, pour tourner la malédiction, avait inventé les jours « épagomènes », les cinq jours « en plus » de l'année, non prévus par Rê dans sa condamnation ; cela permit à Nout de mettre au monde cinq enfants, un par jour : Osiris l'aîné, Haroeris (Horus l'Ancien), Seth, Isis et Nephtys. Adulte, Osiris succède à son père Geb. Aidé de sa sœur et épouse, Isis, il enseigne aux hommes le respect des dieux, l'Agriculture et l'ordre Universel (Maât). Thot, de son côté, le Dieu d'Hermopolis devenu sectateur d'Osiris, initie les humains aux arts et aux lettres. Seth, le frère cadet, jaloux d'Osiris, invite ce dernier à un banquet au cours duquel, aidé de ses partisans, il réussit, par ruse, à enfermer Osiris dans un coffre que les conjurés jettent au fleuve. Isis part aussitôt à la recherche de son mari. C'est la première « quête » d'Isis, Elle retrouve le cadavre sur la côte phénicienne où un sapin, en poussant autour du coffre, l'avait protégé. La suite la seconde  quête d'Isis la magicienne.

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