Le Zodiaque Solaire

L'astrologie est un ensemble de traditions et de croyances antiques, qui soutient que la position des planètes dans le système solaire apporte des informations permettant d'analyser ou de prédire des événements humains, collectifs ou individuels. Et pouvant notamment être une voie du développement personnel.

L’interprétation. Ne pas seulement interpréter la position de chaque astre par rapport au signe et à la Maison dans lesquels il se trouve, mais il s'agit aussi d'interpréter la situation du maître de chaque Maison et particulièrement du maître de l'Ascendant dont l'importance est capitale. Ces «maîtres» sont les astres qui gouvernent les signes interceptés par la Maison.

Ainsi, ses versions populaires sont les horoscopes des revues ou les affinités des signes du zodiaque. Si elles sont généralement considérées comme des échos lointains et déformés de l'astrologie historique, elles en restent la manifestation et l'expression la plus répandue. Pour l'astrologie savante «sacrée», on observe un mouvement dans le temps vers un moindre déterminisme.

Toutefois, un sondage mené en Amérique du Nord et en Grande-Bretagne indique qu'une personne sur quatre (25 %) pense que «la position des étoiles et des planètes peut affecter la vie d'une personne.»

Aujourd'hui, la plupart des individus connaissent leurs signes solaire et ascendant et beaucoup, possèdent même leur thème astral. Encore faut-il pouvoir l'interpréter... Rassurez-vous, il ne s’agit nullement de faire un cours approfondi de l’astrologie, qui par ailleurs est surtout indispensable à la formation de nos futurs prêtres animistes. Ainsi, dans l’univers visible, l’Homme zodiaque poursuit toujours sa quête spirituelle, des connaissances antiques, face aux triples «A» c’est-à-dire: Astrologie, Astronomie et Alchimie.

A travers mes correspondances, j'ai remarqué que bien mes interlocuteurs peinent sur l'interprétation. C'est pour cela que, dans cette initiative pour comprendre la culture astrologique, quête en développement spirituel, je propose un certain nombre d'indications et d'orientations pour soutenir une interprétation générale. Ayant voulu donner des points de repère et des significations sur différents plans (mythologie, philosophie, psychologie, physiologie), indices bien fragmentaires certes, qu'il s'agit de rassembler et de relier, afin de tirer une compréhension globale du thème astral étudié.

Pendant la période chrétienne, l’astrologie connaîtra une situation de rejet. Mise au ban de la société par l’Église, comme toutes les pratiques divinatoires, lors du concile de Tolède de l’an 447.

Alors, elle est pratiquée dans les cours royales, et continue à être étudiée par les érudits, même religieux (Albert le Grand, maître de Thomas d'Aquin, est l’auteur d’un traité d’astrologie). Charles V s’occupait d’astrologie et fonda à Paris un collège d’astrologues. Louis XI consultait les siens en toutes circonstances. Catherine de Médicis avait fait élever en son hôtel (Hôtel de Soissons) une colonne qui aurait pu servir à consulter les astres. Elle rencontra Nostradamus et eût plusieurs astrologues personnels, dont le nommé Côme Ruggieri. Louis XIII fut surnommé le juste, parce qu’il était né sous le signe de la Balance.

L’astrologie est également en faveur sous les empereurs Charles IV du Saint-Empire, et Charles Quint avait prescrit l’enseignement de cette discipline ce que préconisaient d’ailleurs beaucoup d’hommes éminents de l’époque. Elle fut à l’honneur à Rome sous les papes Sixte IV, Jules II, Léon X, et Paul III.

Les astrologues modernes ont saccagé l’esprit Astrologique. Et cette Astrologie mortifiante soi-disant moderne n'a rien de «sacré» comme autrefois dans l'Antiquité. Á présent l'Astrologie est galvaudée par des charlatans.  Une calamité! Dans les intérêts de la démagogie qui sont ceux de «l'ego». Les nuages passent mais le bleu du firmament reste limpide. Néanmoins, le ciel n'est pas affecté par les utilisations et les manipulations des foules qui suivent les astro-psychologues conseils contemporains... Informations et désinformations du monde comme du mental.

L'archaïsme des «Chaldéens» ? Ce que l'on honnit l'archaïsme des «Chaldéens», selon le terme employé dans la Bible, pour désigner les astrologues. Il n'y a pas si longtemps, au siècle dernier, on pouvait lire ceci dans le Nouveau cours d'enseignement élémentaire, sous la plume de G. Beleze (Delalain Frères, 1879)

La première constellation, nommée le Bélier, correspondait au mois de (mars-avril); c'était le bélier de la Toison d'or, sur le dos duquel Phryxus et Hellé avaient traversé l'Hellespont.

La seconde était le Taureau (avril-mai); c'est celui dont s'était servi Jupiter pour transporter en Crète la belle Europe, fille d'Agé nor, roi de Phénicie, laquelle donna son nom à l'une des trois parties du monde.

La troisième constellation était les Gémeaux (mai-juin); c'étaient Castor et Pollux, fils de Léda et de Jupiter.

La quatrième. Le soleil entrait ensuite dans la quatrième constellation, le Cancer ou l'Écrevisse (juin-juillet); ce cancer était un monstre envoyé par Junon contre Hercule pour l'empêcher de tuer l'hydre de Lerne.

La cinquième était le Lion (juillet-août); c'était le lion de la forêt de Némée, tué par Hercule.

La sixième constellation, la Vierge (août-septembre), était Thémis, déesse de la Justice.

La septième constellation, la Balance, correspondait en (septembre-octobre); c'était la balance suspendue au ciel par Astrée, déesse de la Paix, quand elle quitta la Terre souillée de crimes.

La huitième constellation était le Scorpion (octobre-novembre); c'est le scorpion dont la piqûre fit mourir le géant Orion.

La neuvième, le Sagittaire (novembre-décembre), était le centaure Chiron, précepteur d'Achille.

La dixième, le Capricorne (décembre-janvier), était la chèvre Amaîthée, la nourrice de Jupiter.

La onzième constellation était le Verseau (janvier-février); on croit que c’est Ganymède, l'échanson des dieux.

La douzième enfin était les Poissons (février-mars); ces poissons sont ceux qui transportèrent Vénus et son fils à l'époque de la guerre des dieux contre Typhée.» Voilà une bonne description zodiacale même si notre sens de l'analogie peut nous faire découvrir d'autres correspondances. Si, dans ces interprétations, je me suis généralement référé à la parole des Anciens, de Ptolémée aux astrologues médiévaux, ce n'est pas l'effet du hasard mais la résultante d'une perspective traditionnelle, hors de toute coutume et convention.

J'aurais préféré sans doute me relier à I 'Astrologie des Sumériens, des Chaldéens, de l’Égypte Antique à une époque où l'on vivait le Ciel sur Terre, mais les textes de cette période nous font défaut. Malheureusement!

Le corps est un temple dont le cœur est le tabernacle. Tout être vivant en est le prêtre quotidien, percevant que rien n'est profane puisque tout est relié. Chaque élan, chaque pensée, chaque geste est d'autant plus à l'image d'un Dieu que s'efface la personne.

Les mythes relatent des aventures à l'intérieur de l'être sous forme d'histoires projetées sur l'écran de l'esprit universel. Les événements qui se déroulent chez les humains sont des reflets de «ce qui est en haut», une sorte d'extension des fonctions divines, qui est en fait un saisissement de l'être par lui-même.

Dans les mythes n'interviennent pas les jugements moraux. Le «bien» et le «mal» ne sont pas encore décrétés et les actes «divins» peuvent paraître barbares comme dans le processus «criminel» Uranus-Saturne-Jupiter. Or, nous sommes les formes substitutives des divinités astrales et nos idées, nos actes réactualisent les mythes. Les symboles, chargés de sens, relient les modèles et leurs reflets comme des traces provenant du mystère de la vie.

Il existe trois sortes de significateurs astrologiques. Les douze Maisons astrologiques se déploient à partir du centre du thème (là où l'on est) dans les différents domaines de l'existence (là où l'on va) et sont structurées dans l'espace par les axes de l'horizon (Ascendant/Descendant) et du méridien (Milieu du ciel/Fond du ciel).

A partir de la vie qui est au centre du thème comme au  centre du monde, l'être exprime le vivant (Maison 1), la sur vie du vivant (Il), l'entourage du vivant (III), l'origine du vivant (IV), les créations du vivant (V), les pratiques du vivant (VI) mais aussi, dans la seconde moitié du Zodiaque les autres pour le vivant (VII), la mort pour le vivant (VIII), l'au-delà pour le vivant (IX), le monde pour le vivant (X), les espoirs pour le vivant (XI), les épreuves pour le vivant (XII).

Il faut remarquer avec Morin de Villefranche que «toute Maison astrologique possède une signification essentielle, puis une signification accidentelle qui se rapporte en réalité à la Maison qui lui est opposée».

Mais indiquons de suite les différences entre le signe solaire et le signe ascendant tout aussi important (n'oublions pas que ce sont les Maisons qui particularisent un thème astral).

Le signe solaire suggère le tracé de vie, l'idéal vers quoi l'on tend ou le climat, le «fond de l'air» qui correspond au tempérament du sujet.

Étant entendu que le signe solaire exprime plus la nature profonde tandis que le signe ascendant se rattache à la nature apparente, le signe ascendant renseigne donc sur l'allure et l'attitude de la personne, sur son physique et son comportement.

Mais le maître de l'Ascendant,  doit être interprété en même temps car c'est lui qui, bien souvent, se charge des caractéristiques du signe ascendant qu'il régit tout en l'adaptant au signe zodiacal dans lequel il est situé.

Sur un plan spirituel le maître de l'Ascendant est l'ange gardien de l'être...Autre facteur en correspondance avec ces douze domaines terrestres les signes zodiacaux qui sont au ciel les archétypes de nos tempéraments. Ces douze lieux célestes sont rythmés par le temps, durée des jours et des nuits (solstices et équinoxes), durée des saisons et des processus vitaux qui y sont rattachés. Mais n'oublions pas les paroles d'Hermès Trismégiste ces douze signes zodiacaux sont «d'une seule nature et de toutes sortes de formes.»  

Quant aux astres, ces «dieux» errants qui se déplacent constamment dans la roue du Zodiaque et dans celle du corps, ils correspondent à des énergies en mouvement qui gravitent en nous comme hors de nous. Pour Plotin, les astres «collaborent à l'univers» et «annoncent les événements» sans les produire. Ils étaient appelés «interprètes» par les Chaldéens. Ainsi Maisons, signes et astres forment l'ensemble de ce qui nous conditionne et nous limite. La connaissance de cet ensemble peut permettre de nous en libérer.

L'adéquation doit se faire entre l'état céleste (signes zodiacaux) et l'état terrestre (Maisons) dans lesquels se trouvent les astres. Et «cela nécessite une grande délicatesse de touche ».

Le langage de l'Astrologie est d'abord celui des mythologies. Je m'en suis tenu à des indications succinctes sur les mythes gréco-latins, mais d'autres correspondances peuvent bien entendu être développées. Le Soleil est le seigneur de tous les dieux et la Lune la mère de tous les mortels. Ils peuvent nous conduire à l'essentiel, qui équivaut d'ailleurs à leur disparition, au-delà des formes, d'où nous avons émergé, en cette Lumière qui brille sans lever ni coucher...

L'étude du thème astral révèle notre fonctionnement intime. Cette observation met le doigt sur nos conditionnements, nos réactions et c'est un bon support pour explorer notre nature psychosomatique. Nous pouvons même déceler des indices de possibilités de réalisation spirituelle sans qu'il y ait bien sûr fatalisme ou causalisme. En réalité la réalisation détache le sage de «son» thème astral, uniquement représentatif des pulsions de la personne.

Mais ce travail d'interprétation astrologique signale principalement les sensations et les sentiments qui forment le caractère de l’être. Si, paradoxalement, j'ai mis en garde contre les facilités et les pièges de la psychologie (et a fortiori de la psychanalyse), il est néanmoins évident que c'est sur ce plan psychique que se dessinent les grandes lignes de I’interprétation astrologique, articulées autour des points saillants ici présentés.

Voyez-vous, la psychologie est une méthode qui sépare le physique de la métaphysique. Alors que les ressources de la psyché, l'âme, se manifestent dans l'art de relier le corps individuel à l'esprit universel. De même, entre l'astre et l'être, il n'existe pas de relation de cause à effet, donc de dépendance, mais plutôt une résonance cosmique, une note qui perçoit que tout est relié dans l'interdépendance universelle.

Rien n'est identique dans les apparences, mais que cette multiplicité ne nous disperse pas et nous ouvre à l'Unité qu'elle contient de telle manière que rien ne soit hors de cette réalité absolue. Mieux vaux saisir l'essentiel d'un sens et l'adapter en une traduction large plutôt que de prendre l'esprit au pied de la lettre. 

Nous observons le corps et le mental intrinsèquement liés formant le véhicule dans lequel l'existence phénoménale nous a imposés. Notre état de veille est une sorte de plan panoramique qui se déploie sans cesse et nécessite sujets et objets, que l'on croit séparés, mais les images, les histoires qui se déplacent en nous et hors de nous sont les prolongements apparents de la conscience unitaire.

C'est pourquoi l'interprétation psychologique devrait se faire investigation spirituelle et passer du souffle de l'âme qui anime au souffle de l'esprit qui inspire. Et tout comme la pensée s'arrête au seuil de l'être, il vient un temps où l'astrologue laisse tomber calculs et interprétations. A ce niveau métaphysique, nulle méthode, recette ou exercice n’est à prescrire... A chacun de trouver la Voie qui se trace en marchant.  

Car l'Astrologie est une gnose. Un de ses aspects est bien exprimé dans la traversée des sphères astrales par l'âme qui, à la naissance, reçoit en descendant les différentes valeurs planétaires propres au degré en question et qui tente, en remontant lors de la mort, de s'en dépouiller, là même où elle avait dû les prendre.

L'âme abandonne «Á la première zone la puissance de croître et de décroître -  Á la seconde l'industrie du mal et la ruse (devenue) impuissante - Á la troisième l'illusion (désormais) Impuissante des désirs - Á la quatrième la vanité du commandement qui ne peut plus être satisfaite - Á la cinquième l'arrogance impie et l'audace téméraire - Á la sixième l'attachement aux richesses, (maintenant) sans effet- Á la septième le mensonge insidieux») Hermès Trismégiste, p. 13 (Guy Trédaniel, I 979). 

Une véritable interprétation ne provient pas d'un interprète car il n'y a rien à interpréter sur un plan absolu. C'est la personne qui projette et se projette. C'est elle qui invente recettes et subterfuges, formules pour s'en sortir... En connaissant la personne ne pouvons-nous pas l'éliminer?

Une observation sans représentation est semblable au vrai voyant qui ne voit pas en tant que personne mais qui est Voyance. C'est une sagesse sans attributs ni qualifications, sans mérite ni refuge, un regard qui ne sélectionne pas, ne nomme pas, mais nous renvoie au centre même du thème astral, au vide.

Et comme l'action ne peut mettre fin à l'action, une interprétation ne peut qu'engendrer d'autres interprétations. Dès qu'il y a observateur, il y a interprète. L'interprétation est une représentation du monde et toutes les observations, qu'elles soient subjectives ou soi-disant objectives comme «I'observation scientifique» (qui ne constate que l'extérieur des choses), nécessite une personne, donc un interprète, offrant à boire et à manger, à prendre et à laisser... Discuter, disputer à propos du déterminisme et du libre arbitre ne nous ouvre pas à l'origine même de ces notions apparemment contradictoires. C'est ce retour à la source, retournement pur et simple, qui est éclairant, comme une fusion dans la Lumière de toutes les lumières.

L'interprétation du thème astrologique est semblable à l'interprétation d'une musique. La technique et même la qualité musicale doivent s'effacer dans le sentiment perçu et la grâce entrevue.

Par exemple, les principaux aspects, harmonieux ou dissonants, sont des contraires à transmuter en comprenant que rien n'est jamais «négatif» lorsque l'on voit dans la «dissonance» (comme dans l'harmonie) l'élément primordial d'où procède toute manifestation. Ainsi, dire que les aspects formés autour de 60 degrés et 120 degrés sont bénéfiques tandis que ceux vers 90 degrés et 180 degrés sont maléfiques est bien trop dualiste. Les premiers qui paraissent favorables peuvent en fait être défavorables lorsqu'ils endorment la lucidité, et les seconds peuvent être favorables quand l'obstacle est vécu comme dépassement. Il serait sans doute préférable,  d'appeler ces aspects «faciles» et «difficiles», car bénignité et malignité ne se glissent pas toujours où l'on croit. À propos de ce dépassement des contraires, on indiquait que, si une quadrature se faisait au-dessus de l'horizon, cela favorisait: «la sublimation sur un plan supérieur de l'influence de la planète la plus élevée.» Et un astre sans aspect indique quelque chose qui sort de l'ordinaire en rapport avec le sens rattaché à la Maison dans laquelle il se trouve.

Des opérations alchimiques sont le révélateur de notre nature propre. En acceptant sa destinée, la connaissance de notre thème comme de notre Personne se résorbe dans la toute  possibilité. C'est cette philosophie de l'Astrologie qui nous ouvre à la contemplation ultime du non-né, dans le ciel étoilé de notre Personne. 

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