La Démarche Historique

 

Dans la société humaine, au niveau de chaque cité urbaine, le religieux est étroitement intriqué dans le politique. Créer une cité urbaine, c'est, en premier lieu, offrir un sacrifice symbolique aux dieux du pays de la région. C'est entreprendre d’inscrire les marques des puissances divines sur le territoire de la nouvelle cité. Autels, statues, et sanctuaires sont inséparables de l'invention de l'espace politique. Ces Divinités, en configurations adéquates, sont mobilisées par chacune des pratiques de la vie sociale.

Dans le monde africain, ou autre, où prolifèrent les constructions animistes, polythéistes ; Maintenant, l’église animiste de notre temps construit un panthéon des Divinités Animistes, dans le cadre narratif, où les concepts et les puissances religieuses son rassemblés sont liées entre elles et mobilisés dans un système relationnel global.

Une démarche si rare dans l’histoire des croyances animistes, qu’il faut souligner !

Le remembrement du panthéon se fait au nom d'un pouvoir central local, qui décide des divinités communes a tous, choisir les puissances homogènes et redistribue la multiplicité des figures en grandes divinités : Puissances de l'orage, dieux de la guerre, déesses de la fécondité. Des divinités aux traits bien dessinés effacent des puissances provinciales, éclipsent des puissances locales, naguère souveraines incontestées d'une source ou d'un mouvement de terrain.

Cette démarche est rendue possible grâce à l’organisation formée dans les "structures des tablettes", et mise en oeuvre depuis le "Comité de Solidarité Animiste" qui aura mission de lever la carte des Divinités et des Sanctuaires dans le monde.

Les Structures Élémentaires des Panthéons.

Des ensembles Divinités, en général, on peut dire, d'une part, qu'ils constituent des systèmes de classification de puissances et de pouvoirs ; de l'autre, que ce sont des modes de pensée étroitement intriqués dans l'organisation et le fonctionnement du social et du politique.

L'hypothèse initiale est qu’un panthéon n'est ni une troupe confuse, ni la juxtaposition artificielle de personnalités dont chacune pourrait revendiquer une essence propre.

 Toutefois, un animisme dont l'armature est la tripartition, avec les trois "fonctions" de souveraineté spirituelle et juridique, d'action sociale et de fécondité principe de classification qui sous-tend aussi bien la mythologie, la littérature sacrée que les modèles sur lesquels se règle la vie collective et même individuelle. Mais en même temps structure qui affleure au niveau théologique dans une série de données factuelles telles que les groupements des divinités, les énoncés des hiérarchies, les mises en scène de symétries, d'antagonismes ou d'affinités.

C'est alors la vie quotidienne avec ses gestes et ses pratiques coutumières qui forme le tissu d'une mise en relation entre des puissances de rang et d'efficacité distincte. Mais il n'est pas de panthéon si démuni de discours théologique qu'il ne livre, à fleur de pratiques et dans sa plus simple inscription sur le sol, quelques autels conjoints ou l'épiphanie hiérarchisée de puissances rassemblées par une occasion fugitive. Il s’ensuit que la définition d’un dieu, d’une Divinité dans les systèmes où il y en a plusieurs, et parfois des centaines, est nécessairement différentielle et classificatoire. Un dieu ne saurait se définir en termes statiques, mais à travers l'ensemble des positions qu'il peut occuper. Sur ce terrain s'est développée une méthode d'analyse structurale, originale par son goût du concret et sa défiance envers les modèles combinatoires. 

— Désormais, les images : Dieu Amon-Râ – OSIRIS - ISIS – HORUS – NOÉ – CHAM – NEMROD – YEMAYA – KIMPA VITA – etc.

Les divinités sont domiciliées dans des sanctuaires, des temples eux aussi édifiés avec des matériaux à l'abri du temps, tandis qu'un personnel spécialisé est chargé d'entretenir le corps des dieux et de préserver l'intégrité des formes nouvelles données aux Divinités. Car la statue d'une divinité est son essence, et c'est seulement en elle et par elle qu'existe une divinité.

— Les Divinités Autour du Politico-Religieux.

Système de classification de puissances et de pouvoirs, animisme, polythéismes mettent en place modèles d'action qui sont étroitement articulés au fonctionnement de la société et aux formes d'organisation politique. 

Sans être jamais le reflet des structures sociales dominantes, les sociétés divines varient profondément d'un continent à un autre, des sociétés anciennes aux civilisations archaïques.  Dans le monde africain, mis à part les Divinités "Orisa" et "Vodou" dans la région du golfe du Bénin, les puissances divines semblent dispersées parmi les gestes de la vie quotidienne, au milieu des interdits claniques et des gloses qui en font l'exégèse, mais sans être rassemblés dans une narration continue ou mis en relation dans un discours théologique. 

Dieux furtifs, disséminés par des sociétés souvent veuves de centre politique.

En revanche, dans le Plus modeste village de l'Inde, les panthéons locaux portent l'empreinte du système des castes et de sa hiérarchie.

Ainsi, le shintoïste (religion animiste du Japon), l'expression profonde de la culture ancienne des Japonais. Le "shinto" se considère aussi comme une institution destinée, en fait, à renforcer l'identité japonaise et la dévotion envers l'empereur.  

Apprentissage du politico-religieux dans une de ces sociétés riches en Divinités où les rapports sociaux paraissent inséparables d'une dimension symbolique, structurée par le système Animiste  l’espace authentique de tolérance. 

Que la  religion est indissociable d'une relation personnelle avec la divinité et que le commerce avec le divin s'opère à travers un sujet individuel, un moi qui appréhende le sacré par la médiation de l’âme immortelle. Autant de traits qui composent l’image d'une religion dont le christianisme est le paradigme solitaire et radicalement étranger aux systèmes symboliques de tant de sociétés vouées au polythéisme. Réciproquement, rien n'est plus incongru aux Pratiques spirituelles des sociétés riches en dieux que la relation spirituelle entre une âme dotée d'immortalité et un dieu unique et personnel.

Termes différentiels d'un système complexe, les puissances divines sont nécessairement limitées. 

Il n'est pas de Divinité qui n'implique une limitation de pouvoirs en même temps que de compétences.  Le pouvoir de chacun reçoit sa frontière et sa délimitation des autres ; Et tout savoir n'existe que d'affronter les compétences adverses. Modèle si prégnant dans la pensée animisme que les Divinités sont appelées "les puissantes" ;  elles ont la force et la puissance, davantage que les mortels. Entre elles et avec les Hommes, ils établissent des rapports de force, des relations de puissance du même type que celles qui ont cours entre mortels et dans les cités.

D'autres éléments interviennent dans la définition d'un Dieu. 

Et d'abord, le nom et la forme.  Nommer les dieux, c'est leur donner une forme singulière.  Et, au nom propre, la statue confère la puissance évocatrice d'une présence visible, si efficace que les insignes des dieux égyptiens ont traversé l’humanité. Mais, en  même temps les puissances divines sont marquées par l’alternance  du singulier et du pluriel, en un jeu dont  la règle la plus simple est énoncée OSIRIS le Prophète bâtisseur des Pyramides en Égypte antique  :

— « Tous sacrifient aux Divinités, mais chacun à sa Divinité différente. »

Le singulier ne dit pas la personne, mais renvoie à la société organisée, où il privilégie un acteur. Et le dieu le plus individualisé peut toujours se différencier dans les pratiques rituelles en figures diverses, ajustées à ses positions successives

Un seul geste au cours du rituel sacrificiel suffit à définir la même puissance, tantôt comme  de rang divin ou de condition héroïque. Á quoi s'ajoute, que les divinités, en qualité de non-mortels, ne connaissent ni la mort, ni le vieil âge à l’opposé des humains, voués à croître et à dépérir comme les feuilles des arbres.  

Á ce modèle en clair de la répartition des pouvoirs répond la figure inverse et en creux de la puissance oubliée et de la divinité négligée ou méconnue : Quand le roi du pays refuse de sacrifier à la divinité du territoire, comme "Oineus", roi de Calydon, au moment d'offrir les prémices de la récolte ou bien, quand, au milieu d’un mariage dont Aphrodite a réglé les détails et voulu, elle-même l’accomplissement, tous les dieux reçoivent, encens, honneurs et victimes, sauf celle qui  préside de droit à l’union des époux, en l’occurrence Atalante et Hippomène. Chacun de ces oublis est un faisceau de lumière vive concentré sur le pouvoir d’une divinité : Inévitablement la colère et les représailles déclenchées constituent le révélateur le plus sûr de la place occupée dans le panthéon et des modes d'action qui la singularisent.

Pour se venger de Pélias, roi de Thessalie, qui méprise ses autels, Héra mobilise les destins croisés de Jason et de Médée, et entraîne les Argonautes à la conquête de la "Toison d'or."  Mais, entre eux, les dieux sont moins imprudents : Une fois le partage accompli, jamais ils ne se contestent mutuellement leurs droits.

En Chine, le Culte des Esprits chez les Dong   Le shintoïste au Japon   Divinités Féminines

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