NIMROD

 

La Forteresse de Nimrod 

 

Un fief musulman sur le Golan

 

La forteresse de Nimrod (en arabe Kalat al-Subeiba) est située dans le nord du Golan, sur un éperon rocheux qui s'élève à quelque 800 mètres au-dessus du niveau de la mer. Son nom lui vient du héros biblique Nimrod, le chasseur (Genèse X :8-9) qui, selon une tradition locale, vécut sur ce sommet. La forteresse domine la vallée étroite et profonde qui sépare le mont Hermon du plateau du Golan et la route reliant la Galilée à Damas (aujourd'hui en Syrie). Elle fut édifiée au Moyen-âge, sans doute par les Croisés, pour défendre la cité de Banias, dans la vallée en contrebas, contre les incursions musulmanes. Au cours des XIIe et XIIIe siècles, elle changea à plusieurs reprises de main, mais fut conservée et même renforcée - surtout par les musulmans, comme l'attestent les nombreuses inscriptions arabes incorporées dans le bâtiment.

Les fortifications, qui suivent les contours de cette crête étroite, restent visibles encore aujourd'hui. La forteresse, qui mesure 420 m de long et 60 à 150 m de large, est bâtie de pierres énormes soigneusement taillées. Le long des murs, et surtout sur le côté sud qui devait être renforcé, plusieurs tours rectangulaires et semi-circulaires, au toit couvert d'arcs brisés entrecroisés, avaient été édifiées. L'eau était conservée dans des piscines taillées dans le roc et enduites de plâtre. Ces citernes, situées sous la forteresse et accessibles par des escaliers protégés, assuraient
l'approvisionnement en eau durant les sièges.

Surplombant le côté oriental escarpé de la forteresse, un imposant donjon de 65 sur 45 m était flanqué de tours rectangulaires massives. A l'ouest, une douve l'isolait de la forteresse principale, un pont en assurant néanmoins l'accès. Ce donjon servait de logement au commandant de la forteresse, et formait en cas de siège le dernier retranchement intérieur.

En 1993-94, les débris qui bloquaient la tour d'entrée sur le côté ouest de la forteresse furent dégagés. Une douve profonde creusée dans le roc, sans doute traversée d'un pont-levis, protégeait son entrée. Selon une inscription figurant à l'intérieur, la tour d'entrée fut édifiée en 1230 par le gouverneur ayyoubide al-Aziz Othman. Les portails à doubles vantaux étaient bloqués par des poutres de bois insérées dans les rainures des chambranles. L'étroite poutre ayant servi à abaisser le dispositif de défense en fer (la herse) est, elle aussi, fort bien conservée.

Des fragments d'une inscription monumentale en arabe, d'une longueur considérable, attestent de la restauration en 1275 de la tour d'entrée par le sultan mamelouk Baibars. Cette nouvelle bâtisse, de 29 m sur 23 m et d'une hauteur de 30 m, fut édifiée en utilisant des pierres d'une taille exceptionnelle, pesant chacune plusieurs tonnes.

Une vaste citerne fut taillée dans le roc en contrebas, une étroite volée de marches reliant les différents étages de la tour. Un passage secret de 27 mètres de long menait du portail vers l'extérieur. Ce dispositif permettait aux défenseurs de la forteresse de lancer une attaque surprise contre les assiégeants ou, en cas de besoin, de s'enfuir par cette voie.

A la fin du XIIIe siècle, la conquête musulmane du port méditerranéen de Saint-Jean-d'Acre marqua la fin de l'hégémonie des Croisés en Terre sainte. La forteresse de Nimrod perdit toute valeur stratégique et se délabra. Les ruines d'aujourd'hui constituent le témoignage silencieux de sa puissance révolue.

Les fouilles ont été dirigées par M. Hartal pour le compte de la Direction des antiquités d'Israël.

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