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Eglise Animiste de la Première Alliance Cosmique avec OSIRIS

Le Monothéiste Voire Animiste Dans la Grèce Antique

La dimension monothéiste voire animiste dans la Grèce Antique. Contrairement à la mythologie grecque qui prône un panthéon polythéiste, la sagesse et la philosophie helléniste envisage l'existence d'un principe fondateur et organisateur du cosmos, qui relie et unifie toutes choses.

Les présocratiques
La croyance en principe unique est déjà présente chez des penseurs présocratiques, avant l’avènement des trois principaux monothéismes que sont le Judaïsme, le Christianisme et l'Islam, même si le concept d'un Dieu unique existait auparavant avec le vedanta en Inde.
Deux idées majeures ressortent de cette pensée présocratique :

L'unicité de l'univers : L'univers, et tout ce qui le compose (donc les êtres humains également), est considéré comme une unité. Thalès, l'un des Sept Sages de la Grèce antique, l'affirma dans son école de Milet. Pour connaître l'univers, l'homme doit donc se connaître lui-même. « Connais toi toi-même et tu connaîtras l'univers et les dieux. » est-il écrit sur le Temple de Delphes. Héraclite dit par ailleurs: « Il faut s'étudier soi-même et tout apprendre par soi-même. » Anaxagore, lui, affirme que l'univers est ordonné par une intelligence organisatrice et directrice qui met tout en ordre et qu'il appelle le « Noûs », et qu'on retrouve dans des Evangiles apocryphes comme l'Evangile de Marie.

Le logos (la « pensée », la « parole ») est créateur de sens voire créateur de réalité. Cela fait écho à d'autres religions qui considèrent que le monde a été créé par la parole ou la pensée de Dieu, comme le Christianisme, le Judaïsme, l'Islam, le vedanta... : Christianisme : « Au commencement était le Verbe et le Verbe était avec Dieu et le Verbe était Dieu. »(Jean 1:1) La Parole de Dieu et son Souffle sont à l'origine de la vie de toute créature (Gn 1. 2 ; Gn 2. 7 ; Ps 33. 6 ; Ps 104. 30 ; Qo 3. 20-21 ; Ez 37. 10)2.Genèse 1.3 Dieu dit: Que la lumière soit! Et la lumière fut. 
Genèse 1.6 Dieu dit: Qu'il y ait une étendue entre les eaux, et qu'elle sépare les eaux d'avec les eaux. Genèse 1.7 Et Dieu fit l'étendue, et il sépara les eaux qui sont au-dessous de l'étendue d'avec les eaux qui sont au-dessus de l'étendue. Et cela fut ainsi. Genèse 1.9 Dieu dit: Que les eaux qui sont au-dessous du ciel se rassemblent en un seul lieu, et que le sec paraisse. Et cela fut ainsi. etc.. 
Selon la tradition chrétienne héritée de l'évangile de Jean, le Verbe s'est doté d'une matérialité en se faisant chair, c'est-à-dire en s'incarnant dans la personne de Jésus-Christ, fils de Dieu. 
 
Et d'autres mythes comme …« Selon un mythe des Indiens Winnebago, le Père créa le monde par la pensée. Il pensa et désira la lumière et la Terre – et la lumière et la Terre apparurent. Les Omaha estiment que « au commencement, toutes les choses étaient dans la pensée de Wakonda. Toutes les créatures, l'homme inclus, étaient des esprits. » Finalement Wakonda créa la Terre, et alors « les esprits descendirent et devinrent chair et sang ». Les Uitoto de la Colombie ont élaboré une cosmogonie encore plus audacieuse : au commencement, tout était « apparence, phantasme, illusion ». Le Père lui-même rêvait, mais par le truchement de ses rêves il réussit à capturer ces phantasmes et les transforma en réalités palpables. Ainsi le monde vint à l'existence. Un mythe cosmogonique polynésien décrit un commencement où n'existaient que les Eaux et les Ténèbres. Io, le Dieu suprême, sépara les Eaux par la puissance de la pensée et de ses paroles, et créa le Ciel et la Terre. Il dit : « Que les Eaux se séparent, que les Cieux se forment, que la terre soit ! » – et aussitôt apparut la lumière. Une cosmogonie similaire se rencontre en Égypte, élaborée surtout dans la théologie memphite : le dieu Ptah créa l'Univers par son cœur (c'est-à-dire son esprit et sa volonté) et par sa langue (son Verbe). »
http://www.universal...ment-d-un-dieu/  http://www.bnf.fr/fr...0206_boyer.html
Par extension, le logos peut aussi désigner le souffle divin, presque une énergie, et là on peut citer beaucoup plus de religions comme le qi en chine, taôisme, hindouisme: shakti, le prana etc.

Il est intéressant de noter à propos du logos le glissement de sens que ce mot a subi. Héraclite disait que ce mot n'était pas compris. Les philosophes qui lui ont succédé lui ont en effet donné le sens de « raison », de « discours raisonné », qu'ils appelleront le principe suprême. Le philosophe Juif Philon d'Alexandrie au 1 er siècle redonna un sens plus proche de l'original en en faisant la parole ou la pensée de Dieu, qui est un souffle vital constituant toutes choses : le « pneuma ». 
Le Dieu presque impersonnel des présocratiques est donc assez loin d'un Zeus vengeur et soumis à ses passions, bien qu'ils partagent tous deux le même rôle d'organisateur du cosmos, même si Zeus a un rôle plus limité.

Socrate et ses disciples Socrate : Bien que Socrate soit connu pour sa méthode de tout remettre en cause, notamment l'existence des dieux, il adhère à l'idée d'un bien suprême. Il souscrit au « Noûs » d'Anaxagore, auquel il ajoute une valeur de bonté. C'est donc dans un Dieu bon que croit Socrate.

Platon: Quand Socrate, le maître de Platon, meurt, celui-ci entreprend un voyage en Egypte et auprès des Pythagoriciens. De retours à Athènes, il y fonde l'Académie. On peut noter deux choses sur la pensée de Platon qui vont dans le sens d'un Dieu absolu. Pour lui, il existe deux mondes : le monde phénoménal ou sensible ( le monde de la matière ) et le monde Nouménal (de « Noûs »), c'est à dire le monde de l'essence toute chose ( Dieu, l'âme ), que Platon appelle le monde des Idées. C'est dans ce monde des idées que Platon pense trouver la vérité et donc l'origine de toute chose, par delà l'agitation du monde sensible. Là où certains recherchent l'absolu dans les temples et dans la prière, Platon le recherche dans la réflexion et la contemplation des Idées. Pour lui, la vérité apparaît au sage par l'Intuition, à force d'avoir longtemps exercer sa raison. C'est la méthode dialectique, qui fonctionne sur 4 étapes : 1. Amour d’un beau corps: Impression sensible (images, apparences) 2.Amour des beaux corps : Opinion droite (Opinions vraies, mais non justifiées)
3. Amour des belles âmes : Pensée discursive (Raisonnements et définitions) 4.Amour du Beau en soi: Intuition intellectuelle des essences (Idées) (http://www.ac-grenob...eurs/platon.htm ). Entre parenthèses, Einstein, lui, disait que l'intuition précède la réflexion, et que l'intuition lui est supérieure : «Le mental intuitif est un don sacré et le mental rationnel est un serviteur fidèle. Nous avons créé une société qui honore le serviteur et a oublié le don.» Platon qualifie ce principe originel comme d'autres religions qualifient Dieu : l'essence, l'immuable, éternel, la pureté. Il décrit ce principe créateur comme: le bien, le vrai, le beau.
Platon atteint et comprend Dieu et la vérité donc par l'intuition provenant de la contemplation des Idées et de la réflexion qui les organise, là où des personnes « plus » religieuses y parviennent par l'intuition provenant de la prière et de la méditation, qui sont aussi des formes de contemplation.
On ne peut pas comprendre Dieu tant qu'on n'a pas perçue l'idée du Bien comme étant à la base de toute chose. Ce Bien suprême, Platon l'appelle l'Agathon.
Cette contemplation du Bien suprême est possible par l'ataraxia, c'est à dire le calme intérieur, la contemplation intérieure. C'est en allant à l'intérieur de soi qu'on découvre la vérité, notre essence divine, appelée âme par les chrétiens, nature de bouddha par les bouddhistes, atman par les hindoues, Wahdat al-wujud pour les soufistes...
Mais pour le philosophe, cette perception de la vérité ( on pourrait dire « union avec » ou « fusion dans » le divin ) ne peut se faire parfaitement qu'après la mort du corps physique. C'est semblable au para-nirvana des bouddhistes qui parachève le nirvana.

Platon a de plus souscrit à la théorie de la réincarnation des hindoues et en l'a appeler « métempsychose ». Cela veut dire le souvenir de vies passées ou d'un séjour dans un monde supérieur. Il affirme que c'est en se remémorant ces souvenirs oubliés que l'homme accède au divin. C'est en se rappelant sa connexion avec Dieu que l'homme retourne à sa nature divine. ( Dans « Conversations avec Dieu » de Neale Donald Walsch, cette idée est très bien explicitée) 

Aristote : Fondateur du lycée, Aristote reconnaît lui aussi une part de divin en chaque être humain. Pour lui, Dieu existe, car toutes choses ayant une cause, il faut qu'il y ait une cause première à l'univers. Il affirme aussi que tous les êtres sont attirés vers ce principe premier en mouvement d'amour. Ce principe premier est donc également une « cause » finale » vers laquelle il nous faut retourner. C'est l'alpha et l'oméga du christianisme. 

Epicuriens et Stoïciens : L'épicurisme : Contrairement à son sens moderne de quête du plaisir, l'épicurisme originel prône une vie sobre, sans excès. Epicure a fondé son école dans un jardin qu'il cultivait lui même. L'autosuffisance, la satisfaction des désirs nécessaires (par opposition aux désirs superflus ), la tranquillité et l'amitié sont des valeurs importantes dans cette philosophie. Tout comme le Bouddha en son temps, Epicure conseillait l'éloignement des passions, source de souffrance.

Les Stoïciens: Le fondateur du Stoïcisme, Zénon, envisage l'univers comme reposant sur une harmonie, une « sympathie »( on peut mettre en parallèle « l'harmonie des sphères » de Pythagore, le nombre phi - « la divine proportion» - , le nombre pi, les constantes de l'univers: constante de Planck... voir le film «The Signs: les signes de l'existence de Dieu »). Cette harmonie est rendue possible par un Dieu omnipotent et bon. Pour les Stoïciens, Dieu est un souffle invisible, le « Pneuma » qui traverse toute chose (comme le Ki des chinois et des japonais et du prana hindoue ). Ce Dieu assigne à chaque personne un rôle ( une persona ) qu'elle se doit de jouer du mieux qu'elle peut. Cette « persona » peut être comparée à l'ego dont parle l'Orient : l'ensemble corps-mental qui constitue notre enveloppe temporaire et qui recouvre notre Soi divin (voir les Koshas, les revêtements du Soi dans le vedanta). En acceptant de se conformer à la volonté divine, l'homme atteint la sérénité et le bonheur. Ce concept d'un Dieu régissant tout a certainement inspiré en partie le Judaïsme et le Christianisme. Cette pratique de la contemplation a peut être été également influencée par l'Hésychasme, pratique reprise par le Christianisme primitif qui consiste à trouver Dieu dans la contemplation, dans le calme de l'esprit, et qui remonte aux pères Egyptiens.

Les Néoplatoniciens: Héritier de Platon, Plotin, adhère à l'idée d'un principe supérieur vers lequel on doit s'élever. Plotin croyait aussi à la réincarnation, dont le but est la dissolution de l'âme purifiée dans Dieu, laissant l'agitation pour retourner à l'Immobile. Jamblique, disciple de Plotin, considère qu'il existe des êtres intermédiaires entre Dieu et l'homme : des esprits et des demi-dieux, (comme les anges et archanges du christianisme).

L'Orphisme: Apparu au Vème siècle av J-C, ce courant de pensée grec estime que l'homme a une part divine et il lui faut se souvenir de cette part divine en lui pour « revenir » vers Dieu. Les écoles Orphiques dont une fut créée par Pythagore, cherchaient plus la fusion en Dieu que sa compréhension intellectuelle. Cet aspect plus pratique consistait en l'exercice de la méditation, de la chasteté et d'un régime végétarien. On remarque une influence de l'Inde et du Bouddhisme dans ce mode de vie ascétique centré sur la contemplation.

Un des principaux temples/écoles de l'Orphisme fut le Temple d'Eleusis. Ses initiations sont connues sous le nom de « Mystères ». Ces écoles d'initiation ont comme modèles les écoles des mystères dans l'Egypte antique ( Saqqarah, fondée par Imhotep (rapproché à Hermès Trismégiste ), Karnac, Abydos, temple de Thot, temple of man, Kheops ») La pensée grecque a eu beaucoup d'influence sur des auteurs comme Albert le grand ou Thomas d'Aquin au Moyen Age, les humanistes de la Renaissance comme Pic de la Mirandole, Erasme, ou Montaigne et plus récemment André Compte-Sponville, Marcel Conche ou Pierre Hadot. Carrefour des civilisations, la Grèce a fortement été influencée par la spiritualité orientale, en particulier en ce qui concerne la croyance en un Dieu unique, présent en toute chose et dans lequel on peut se fondre par la contemplation intérieure et le calme de l'esprit ( inspiré par le yoga et la méditation orientales) Ces concepts d'un Dieu bon et cause première de l'univers et dans lequel l'âme peut trouver son salut influenceront en partie par la suite les monothéistes principaux que sont le Judaïsme, le Christianisme et l'Islam.

Sources: Frédéric Lenoir, Petit traité de l'histoire des religions.

Platon, La République. Phédon. Plotin, Ennéades. Euripide, Les Bacchantes. Diogène Laërce, Vies, doctrines et sentences des philosophes illustres.

Animisme  Origine du Monothéisme : Le Dieu Unique  Unicité du genre humain  Le culte Shintoïsme Japon

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  « Egypte ou le mystère d'Horus : L'école des mystères » 



Cham Hotep
L'Église animiste de France. 


 



 
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