Mariage Civil et Spirituel

Principe d'égalité des sexes

Tradition Historique

La Communion des sentiments, le Mariage et l'Extrême-onction sont trois sacrements basés sur le Principe de l'égalité des sexes. La Communion fut d'abord l'union des esprits. Le Mariage fut, plus tard, l'union des sexes. Il fut réglementé de diverses manières. La famille maternelle, précéda la famille paternelle. On l’appelait la famille utérine. Elle était basée sur les lois de la Nature et sur la vraie morale. On peut la résumer ainsi :

1- Le droit maternel prime le droit paternel, parce qu'il s'appuie sur une loi de la Nature.

2- La vie spirituelle de la femme, développée par l'amour, prime la vie sexuelle de l'homme, qui a des réactions parfois brutales.

3- Une loi de chasteté, basée sur la physiologie et l'hygiène, réglemente les relations de l'homme et de la femme, tout en assurant la procréation.

4- La loi morale donne à la femme un droit de veto, empêchant les brutalités du mâle.

5- Les intérêts économiques n'interviennent pas dans les unions.

6- L'enfant est élevé dans le respect de sa Mère, du père et dans les principes: de la Foi - la Raison - La Création. 

7- La fidélité est volontaire, aucune oppression ne l'impose.

La famille naturelle est restée en honneur chez tous les féministes animistes, qui se sont succédé sur la terre. Jamais aucune femme n'a admis que son autorité sur son enfant lui soit enlevée et donnée à un homme, père ou autre, qu'elle a toujours considéré comme un danger pour l'enfant.

Depuis, les femmes animistes avaient renoncé au concept de mariage. C'est ce que nous font savoir les auteurs qui nous parlent des vierges célibataires chez les premiers Chrétiens. Cela ne veut pas dire qu'elles se consacrent au célibat, mais seulement qu'elles rejettent la réglementation matrimoniale des Romains. Les femmes chrétiennes n'admettent pas le mariage, qui entrave leur liberté et donne aux hommes tous les droits et toutes les licences, ce qui crée le désordre moral de cette époque.

Souvent, il est certain que les femmes animistes ont pris la résolution de vivre loin des hommes et que, alors, déviant leur instinct maternel, qui est tenace, elles s'occupaient des pauvres pour les secourir et des malades pour les soigner et subvenaient à leur indigence. C'est un des buts des Ordres monastiques de femmes.

Mais leur résolution de vivre loin des hommes n'était pas un vœux de célibat qui les engageait, elles pouvaient s'en départir quand elles le voulaient, elles ne dépendaient que d'elles-mêmes; ce n'étaient pas des vœux irrévocables, et aucune règle ne les entravait. Le mariage romain «Impérial ou Catholique» était considéré par elles comme une institution dégradante.

Déjà, le Bouddhisme avait considéré l'état de mariage comme une condition inférieure. Dans cette religion, aucun prêtre n'intervenait à la cérémonie.

Le mariage était condamné par les femmes animistes, premiers Chrétiens. Mais, comme leurs Évangiles ne nous sont parvenus qu'altérés par les Catholiques, nous avons de la peine à en retrouver le sens primitif. Cependant, dans l’Évangile selon Luc (ch. XX), nous lisons : Verset 34. Les enfants de ce siècle épousent des femmes et les femmes des maris. 35. Mais ceux qui seront jugés dignes d'avoir part au siècle à venir ne se marieront pas.

C'est pour cela que, après nous avoir dit que le mariage était défendu dans le premier Christianisme, on nous dit hypocritement qu'après il fut toléré, puis recommandé. Or ce qui a changé, ce n'est pas l'opinion des vrais Chrétiens sur cette institution, ce sont les dirigeants de la nouvelle secte qui vont appuyer leur religion sur l'asservissement de la femme dans le mariage, soutenant ainsi le droit romain. Tout ce qu'ils écrivent à ce sujet le prouve.

Il faut lire dans Tertullien la description du mariage, lorsqu'il fait descendre le ciel sur la terre pour assister à la cérémonie nuptiale et la bénir. Le programme du grand apologiste bouleverse de fond en comble la sociologie animiste, païenne : «Les époux chrétiens sont deux fidèles réunis sous le même joug, ils ne sont qu'une même chair, qu'un même esprit ; ils sont ensemble dans l'assemblée des frères, à la table de Dieu, ensemble dans la paix.» Dans la Constitution de Théodose le Jeune (Rappelons que Théodose Il, le Jeune, empereur d'Orient, succéda à son père Arcadius (408-456) ; il acheta la paix d'Attila. Il est l'auteur du code Théodosien (489). Il est dit : «Le mariage est parfait par le seul-consentement, sans contrat de dot, sans pompe nuptiale, sans solennités.»

Ce sont là les idées  qui remontent à l’animisme (le Culte de la Famille), comme des premiers Chrétiens, aussi les Johannites, restées dans la religion orientale. Quant à la doctrine qui fait du mariage un sacrement, elle a été formulée peu à peu par les évêques catholiques.

La consécration du mariage resta un acte purement religieux jusqu'en 1539. A cette époque, un fonctionnaire civil fut appelé à sanctionner l'acte religieux. Cela dura jusqu'à la Constitution de 1790.

  L’évolution et complexité dans le mariage.

Pour revenir aux sentiments de chacun des futurs candidats au mystère du mariage. Le choix de la première femme ou premier mari serait aiguillé avec la complicité tacite du père, cependant, la mère ne reste guère passive. D’autre part, la place de l’«Oncle» est au cœur de tout dispositif familial. Le troisième personnage au sein du couple, conformément aux règles qui régissent la société traditionnelle Matrilinéaire. 

Il y a lieu de faire une différence entre la coutume Patrilinéaire, inspirée par les tablettes de la Bible :  La femme à été crée à partir des côtes de l’homme. Elle est perçue comme un individu de sexe féminin, dit sexe faible. Elle est donc définie par son anatomie et non pas par son essence et son rapport social à l’homme. Pire encore, c’est le péché originel, la faute, la culpabilité... bref une créature du mal dont la mission est de faire chuter l’homme.

Tandis que pour la coutume Matrilinéaire, issue des principes de la nature religieuse, reprit dans l’enseignement de notre seigneur OSIRIS : l’homme et la femme descendent tous deux, directement du divin. Il établit foncièrement l’égalité entre l’homme et la femme. La femme n’est pas seulement définie par son sexe mais aussi par sa nature divine. C’est celle qui a la possibilité de donner la vie, de procréer (Messou, Messi). Sa nature profonde est donc valorisée et divinisée. Au-delà, elle est celle qui, dans son rapport à l’homme, jouie d’une quadruple perceptions. En effet, elle est la Mère, l’Épouse, la Déesse et la Sœur. Héritée du sédentarisme et du matriarcat, cette perception sociale reflète les idéaux spirituels des africains anciens. Il y a là une différence fondamentale qui repose sur une vision culturelle, religieuse divergente de la société. Ainsi, chaque vision est le fruit d’un héritage historique.

  LA FAMILLE PATRILINÉAIRE.

Le choix le plus classique que l’on rencontre dans les sociétés occidentales et autres.  La reconnaissance de la filiation passe exclusivement par l’homme, qui est le chef de famille. Il détient l’autorité parentale. Héritage du nomadisme et du patriarcat, la femme n’a pas de personnalité juridique, elle n’hérite pas, ne vas pas à l’école, se contente de procréer et est totalement dépréciée dans la société. Une des traces visibles de cet état de fait est qu’il existe un mot pour désigner le meurtre du père ou du frère (parricide fratricide) mais il n’existe rien pour le meurtre de la femme ou de la sœur.

Le mariage légal est sanctionné par la (dot) le paiement d'une compensation matrimoniale en bétail, en argent, des bijoux, etc. « le prix de la fiancée » versée par le mari ou la famille du mari aux parents paternels de l'épouse, qui se la répartissent entre eux. C’est le moment  choisi, pour la palabre et de retrouvailles !!!

En Afrique ou ailleurs, dans la coutume patrilinéaire, la fille née du couple n’est pas considérée  appartenant à part entière au groupe de son père, sauf si elle est « Stérile ». Car, la tradition veut qu’elle quitte la maison familiale pour un nouveau foyer, celui de son futur mari.  Cependant, lorsque la preuve de la stérilité étant établie après de longues années de mariage ordinaire, elle est considérée et compte comme un « homme » de son lignage d’origine.

LA FAMILLE MATRILINÉAIRE.

Dieu Amon-Râ, aime la femme autant que l’homme. Le couple marié forme alors une seule enveloppe spirituelle. L’homme, prend soin de sa femme et de la vie familiale. La femme n’est pas seulement définie par son sexe mais La mère et l'enfant aussi par sa nature divine. La reconnaissance de la filiation passe exclusivement par la femme, qui est le chef de famille. Dieu a crée l’homme et la femme, identique à lui en secret, dans le cœur du monde.

En Afrique, et ailleurs, les Animistes,  étaient des sédentaires et matriarcaux. C’est-à-dire que leur mode de vie était basé sur les points suivants : la vie sédentaire : la construction de villes, la culture des champs, attitude d’ouverture en raison d’un climat favorable qu’ils ne percevaient pas comme menaçant leur existence. Ainsi, dans le matriarcat, la femme jouit de même avantage que l’homme selon un principe de complémentarité et non pas de rivalité.

La Femme Détient l’Autorité Parentale. Le mariage légal est sanctionné par la (dot) le paiement d'une compensation matrimoniale en bétail, en argent, des bijoux, etc. « le prix de la fiancée » versée par la femme ou la famille de la femme aux parents paternels de l'épouse, qui se la répartissent entre eux. Il se traduit à travers le matriarcat la filiation comptée et reconnue par des femmes. La fille née du couple est considérée  appartenant à part entière au groupe de sa mère, qu’elle soit stérile ou pas.

Afin de permettre aux jeunes hommes en âge de prendre femme, de visualiser le comportement idéal à avoir avec leur futur femme, les maximes du Sage africain Ptahhotep étaient judicieusement enseignées dès le plus jeune âge (Cf. traité de sagesse de Ptahhotep, 2563 - 2423 avant J. C.) :

«Aime ta femme sans ménage

Rempli son ventre, habille son dos,

Ce sont les soins à donner à son corps,

Caresse-la, comble ses désirs tout le temps de ton existence

C’est un bien qui fait honneur au maître de la maison.

Ne sois pas brutal, les ménagements conduisent mieux ta femme que la force.

Son bien-être et son bonheur, voilà ce à quoi elle aspire,

Voilà où elle vise dans son cœur, voilà ce qu’elle regarde.

Sache que c’est ce qui la fixe dans la maison, car si tu la repousses, c’est pour elle un abîme.

Ouvre-lui grands les bras pour qu’elle exulte.

HYMEN : Le Mystère d’Amour Spirituel et de Chair. Le corps de la femme reste un mystère total, en prêtant qu’aucune femelle, dans le monde animal ne porte d’«hymen», et, comme si, le créateur avait voulu marquer la différence entre l’accouplement animal et l’union charnelle dans l’humanité, comme s’il avait voulu rendre solennel le commencement de la pratique sexuelle des humains. 

Rituel de Mariage. Notre Temps Église Animiste. Le Mariage est un sacrement basé sur la loi des sexes. Il est célébré par un Chapres (prêtre animiste ou Chapresse) II va de soi, que les partenaires de l'union conjugale sont de sexe diffèrent. Et que cette union ne se noue qu'entre des vivants, que le géniteur des enfants est normalement le père dans le cadre de l'union conjugale. Enfin que la famille conjugale (père, mère, enfant) est l'unité résidentielle et économique élémentaire par laquelle passent l'éducation et l'héritage.

L’homme, prend soin de sa femme et de la vie familiale. Comme souligne Élisabeth Laffont (Cf. Les livres de sagesses des pharaons, éd. Folio) : «Fils respectueux, tendres époux, parents attentifs et bien souvent indulgents, ils tenaient avec un zèle que l’on pourrait qualifier de méthodique, à pratiquer les vertus qu’ils avaient en grand honneur. Et maintes fois, à les en croire, ils donnèrent l’exemple aux générations futures»

Trinité : Père, Mère, Enfant.  L’enseignement OSIRIEN nous permet ainsi de formuler une définition du mariage valide : « L’alliance (Pr.2,17 ; MT 2,14), sanctionné par l’autorité en charge l’ordre social, par laquelle un homme et une femme s’engagent sans contrainte à mener vie commune et s’unir sexuellement.» Ainsi, la femme, laLa famille en ballade projection divine de sa relation avec l’homme engendra le principe des représentations de la vierge à l’enfant ( les représentations d’Isis allaitant son fils Horus, sont les archétypes des représentations de la vierge Marie allaitant Jésus enfant). Et la Genèse souligne l’objectif d’intégralité humaine de l’accomplissement sexuel, le nouveau testament a tiré deux vœux du créateur pour le bien-être du mariage : « Que l’homme ne sépare pas ce que dieu a uni » (MT. 19,6) ;  « Que chaque homme ait sa femme et chaque femme son mari »  Ainsi, toutes les relations entre les hommes et les femmes, elles ne peuvent conduire à l’union qu’à l’intérieur du mariage ou cadre communautaire approprié ; c’est le lieu, et le seul, que dieu a préparé à cette fin. 

Mais au juste, qu’est-ce que l’Amour Spirituel ?

Toute naissance, le désir vient d’un élan amoureux, celui-ci symbolise la spiritualité dans le rituel du mariage. Et, le tout sort du bien-être originel,  par un accès d’amour et par un excès d’amour spirituel. Comme, l’homme est seul, dans le jardin d’Eden, il s’ennuie, Il n’en peut plus s’aimer lui-même. Alors, Il n’est pas bon que l’homme soit seul, en dépit de la beauté écologique  de son environnement, exprimait  le constat de l’Éternel Dieu Amon-Râ, sur le versant d’une décision sans équivoque. 

Et dieu créa la femme, pour enrayer la solitude, l’une des premières maladies psychosomatiques de l’homme. C’est pourquoi l’homme quittera son père et sa mère, et s’attachera à sa femme, et ils deviendront  une seule chair (Gn.2,24). Cette union est perçue comme promise à l'éternité, de deux êtres différents traversant la rivière de la vie au quotidien, vivant de moments heureux et malheureux. Il y a un attachement mutuel, spirituel des parties. Mais toujours divergent par nature, mais dans l'harmonie des sentiments.

Les Trois Feuilles d’Or.

Dès l’enfance, elles rappellent aux filles le secret de « Ève » : la feuille d’or de sexe (cache sexe), la feuille d’or de seins (cache seins), la feuille d’or des fesses (cache fesses).  Le réflexe instantané de la nature féminine face au corps. Les secrets de beauté, les danses rythmiques et l’art mystique de séduction féminine. Le culte représente, la mère cosmique, la fécondité universelle, le secret d’amour métaphysique, le ciment entre les humains pour l’éternité.

Toutefois, avec l’homme, la femme découvrit la connaissance du bien et du mal. La tablette indique :  « Les yeux de l’un et de l’autre s’ouvrirent, ils connurent qu’ils étaient nus, et ayant cousu les feuilles de figuier, ils s’en firent des ceintures. » (Gn.3,7), et c’est surtout le début, la naissance de la pudeur dans les relations interindividuelles. Un fort engagement auprès de son semblable Adam, dans les prémices d’éveil de la pudeur. Le doute, le désir, la tentation caractérise le récit de premier amour de nos ancêtres universels, et laisse imaginer au moins ces mobiles pour la découverte des sentiments humains chaleureux.

Et, bien que la découverte de la beauté absolue bénisse l’élan de  prospérité de l’« amour conjugal »,  en outre ce secret dans le temps a conduit la femme à l’apogée dans son art de séduction, indispensable à la démographie humaine et à tout ce qui plaît. Car, la beauté vit dans les entrailles du monde visible et invisible, elle fait tourner le soleil et les autres étoiles. Elle empêche le monde de mourir, le soutient et ne cesse jamais de l’engendrer.

Que la Grâce de Notre Seigneur OSIRIS vous Accompagne...!!!  

 

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