La Légende de Grand Prêtre Osiris

Notre Seigneur Dieu OSIRIS

Le Culte OSIRIAQUE. Ce mythe égyptien insinue quelque chose de plus que ce qu’insinue un mythe ordinaire. C’est un enseignement sacré, c’est un livre sacré, objet d’une vénération particulière ou un texte magique possédant des vertus spéciales. Le sens de la légende d’Osiris est précisément l’évolution des âmes, leur retour au divin, leur reconstitution après le démembrement et leur complète fusion avec le divin.

Les Textes égyptiens parlant du «Mythe Osirien» sont peu nombreux. Il est surtout connu par le récit tardif de Plutarque son œuvre «De Iside et Osiride» qui sans trop rester fidèle à la Légende parle d’Osiris, mais en expliquant plutôt les faits de la Nature. Comme les «Livres de ce qui est dans la Douat» étaient les nouveaux guides de l’Au-delà [L’Amdouat]. A l’inverse des «Livres des morts» qui étaient un développement des «Textes des Sarcophages», ces recueils formaient un nouveau et premier genre littéraire royal, (totalement absent des tombeaux de reines). Les «Livre des morts» au long de l’histoire de l’Égypte contiennent des modifications mais conservent néanmoins un contenu permanent.

Mais avant de discuter de la légende d’Osiris grand prêtre, un nouvel éclairage sur quelques points qui me semblent très importants.

L’Égypte de l’époque.

C’est un pays existant uniquement autour du Nil, ainsi, les terres cultivables ne dépassent pas les 6 %  de la superficie du  territoire. Les Égyptiens avaient une manière particulière de s’orienter, selon l’axe Nord-Sud du Nil, qui séparait latéralement l’Égypte en deux en constituant l’axe de circulation et de fécondité. La Haute Égypte est donc le Sud du Pays, quant à la Basse Égypte, c’est le Nord ou se trouve actuellement le Caire, l’Alexandrie et le Delta du fleuve se donnant à la Méditerranée, dans cette vision, l’Est à gauche et l’Ouest est à droite : Donc la Rive Gauche indique l’Orient d’où se répand la lumière, (le soleil se lève à l’Orient) par conséquent les territoires des vivants, alors que la Rive Droite où le Soleil se couche (le Soleil se couche à l’Occident) est le pays des morts dirigé par Osiris.

La Création selon des Ennéades.

Et maintenant retrouvons brièvement la création du monde d’après les Ennéades: Dans la nuit des temps, était le Chaos Liquide. Puis Atoum-Râ s’est formé des Océans: c’était le Dieu-Soleil ; Ra : étant le Soleil rayonnant au ciel, Atoum: étant le soleil dans les ténèbres du monde attendant sa naissance a l’aube. Du Chaos Liquide Atum-Râ a formé «deux êtres», soit de ses larmes, soit de ses salives ou soit de ses spermes : Le Dieu de l’Air et de la Lumière Chou : (symbole étant le Lion) et la Déesse de l’Humidité et de la pluie Tefnout. Ces deux derniers se sont mariés et ont donné naissance a deux Dieux: Le Dieu de la «Terre Geb» et la Déesse du «Ciel Nout.» Si on fait attention, on remarquera bien tous les dieux ont quelque chose avec l’eau. Comme on constate, l’eau (le Nil) qui est essentielle en Égypte fait sentir bien son poids dans les textes sacrés.

Le Commerce Secret. 

En effet, on apprend que la naissance de seigneur Osiris est le fruit d’un «Commerce Secret » entre Geb le dieu de le Terre, et Nout la déesse du Ciel. Un autre amant de la déesse, le dieu Thot. C’est en jouant aux dés avec la Lune, il lui ravit la 72e partie de chacun de tous ses jours de lumière ; il forma ainsi cinq jours qu’il ajouta aux trois cent soixante jours de l’année égyptienne. Ce qui explique d’ailleurs la correction des 5 jours de différence entre l’année solaire et l’année lunaire. 

Osiris naquit le premier de ces jours, puis le deuxième jour Nout mit au monde Horus l’Aîné, puis Seth, le quatrième jour lsis, et enfin le cinquième jour Nephtys. 

Le Crime de Seth.

Osiris fut assassiné par son frère Seth, puis ramené à la vie par l’amour de sa sœur-épouse, Isis.   

Jaloux du succès de son frère, Seth forma un complot contre lui. Ayant pris en secret la longueur exacte du corps d’Osiris, Seth, fit construire, d’après cette mesure, un coffre, superbe et remarquablement décoré, et ordonna qu’on l’apportât au milieu d’un festin. A la vue de ce coffre, tous les convives furent étonnés et ravis. Seth promis alors, en plaisantant, qu’il en ferait présent à celui qui, en s’y couchant, le remplirait exactement. Les uns après les autres, tous les convives l’essayèrent, mais aucun d’eux ne le trouva à sa taille. Enfin, Osiris y entra et s’y étendit de tout son long. Au même instant, tous les convives s’élancèrent pour fermer le couvercle. Les uns l’assujettirent extérieurement avec des clous, les autres le scellèrent avec du plomb fondu. L’opération terminée, le coffre fut porté sur le fleuve, et on le fit descendre jusque dans la mer par la bouche Tanitique appelée Maudite. Où le dieu mourut noyé !

Á la mort d’Osiris, Seth monte sur le trône d’Égypte avec sa sœur épouse Nephtys, qui prit pitié de sa sœur lsis, désespérée par la mort d’Osiris. 

La Quête de la Déesse ISIS la Magicienne.

ISIS, informée de la mort de son mari et frère, se coupa une boucle de ses cheveux dans le lieu même où elle avait apprit ce malheur. Et, commença la quête d'Isis la magicienne... Elle se couvrit d’un vêtement de deuil. Isis, la Déesse, erra de tous les côtés, alla partout, en proie à la plus grande angoisse et jamais ne s’approcha de personne sans lui adresser la parole.

ISIS, bientôt, fut avisée que le coffre soulevé par la mer, avait été apporté sur le territoire de Byblos, et que le flot l’avait fait aborder doucement au pied d’un tamaris. Or ce Tamaris, s’étant en peu de temps très magnifiquement développé, et ayant grandement activé sa croissance, étreignit ce coffre, poussa autour de lui et le cacha à l’intérieur de son bois. Le roi du pays, émerveillé par le développement de cet arbuste, ordonna de couper le tronc qui contenait ce coffre invisible, et d’en faire une colonne pour soutenir son palais.

ISIS, instruite de ce fait, dit-on, par un vent divin de renommée, se rendit à Byblos. Elle s’assit, effondrée et pleurant, auprès d’une fontaine, et n’adressa la parole à personne. Mais, quand vinrent à passer les servantes de la reine, elle les salua, les entretint avec bienveillance, s’offrit à tresser leurs cheveux et à imprégner tout leur corps de l’admirable odeur qui se dégageait de sa propre personne. Quand la reine revit ces jeunes servantes, elle tomba tout aussitôt dans le désir de savoir quelle était l’étrangère, grâce à qui leurs cheveux et leurs corps répandaient un parfum d’ambroisie. Ce fut ainsi qu’elle l’envoya chercher, qu’elle fit d’elle son amie la plus intime, et qu’elle la chargea d’être la nourrice de son petit enfant.

 ISIS, pour allaiter l’enfant, au lieu du sein, lui mettait le doigt dans la bouche. Durant la nuit, elle brûlait ce qu’il y avait de mortel en son corps. On dit aussi qu’Isis devenait parfois une hirondelle, et qu’elle volait en gémissant tout autour de la colonne qui soutenait le toit. Cela dura jusqu’à ce que la reine, s’étant prise un jour à épier la Déesse et à pousser de grands cris en la voyant brûler son petit enfant, ravit à ce dernier le privilège de l’immortalité. Isis, alors se fit voir en Déesse et demanda la colonne qui supportait le toit. Sans aucune peine, elle dégagea ce tronc de tamaris et le coupa ; puis, l’ayant enveloppé dans une fine toile, elle l’oignit d’essence parfumée et le confia aux mains du roi et de la reine. Déposé dans le temple d’Isis, ce morceau était pour les habitants de Byblos un objet de vénération (selon Plutarque). 

 Le Culte ISIAQUE. ISIS la Déesse, quand elle eut ainsi retrouvé le cercueil, elle se jeta sur lui et poussa des gémissements si aigu, que le plus jeune des fils du roi en devint comme mort. Secondée par l’aîné, elle plaça le cercueil sur un navire et le ramena. ISIS, au premier endroit désert qu’elle trouva, et quand elle se crut absolument seule, ouvrit le coffre. Elle appliqua son visage sur le visage d’Osiris, l’embrassa et pleura.

ISIS, avait déposé le coffre où était Osiris, dans un endroit retiré. Mais Seth, une nuit qu’il chassait au clair de lune, le trouva, reconnu le corps, le coupa en quatorze morceaux, et les dispersa de tous côtés. Informée de ce qui s’était passé, Isis se mit à leur recherche, monta sur une barque faite de papyrus et parcourut les marais. De là provient aussi que plusieurs tombeaux passent pour être en Égypte la sépulture d’Osiris, car Isis, dit-on, élevait un tombeau chaque fois qu’elle découvrait un tronçon du cadavre. Certains auteurs pourtant n’admettent pas cette légende. Selon eux, Isis fit des images de ce qu’elle retrouva, et elle les donna successivement à chaque ville, comme si elle eût donné le corps entier. Elle voulait ainsi qu’Osiris reçût le plus d’honneurs possibles, et que Seth, s’il venait à l’emporter sur Horus, fût, dans sa recherche du vrai tombeau d’Osiris, égaré et trompé par la diversité de tout ce qu’on pourrait lui dire ou lui montrer. La seule partie du corps d’Osiris qu’Isis ne parvint pas à trouver, ce fut le membre viril (le pénis). Aussitôt arraché, Typhon l’avait en effet jeté dans le fleuve et le lépidote, le pagre et l’oxyrrynque l’avaient mangé. Pour remplacer ce membre Isis en fit une imitation, et la Déesse consacra ainsi le Phalos dont les Égyptiens anciens célébraient la fête, voir le nombre de cités fières de posséder un tombeau d’Osiris et son culte adjacent.

Mais lsis et Nephtys, les deux sœurs affligées, d’où les «lamentations des deux déesses» imploraient la résurrection du dieu, touchant la pitié de Râ qui envoie au secours d’Isis le dieu Thot et ses sortilèges et surtout les bons offices d’Anubis (le fils illégitime d’Osiris et de Nephtys: le dieu à tête de chacal, considéré comme l’horizon entre les Deux Mondes, responsable de la momification ; il ouvre aux défunts le chemin de l’autre monde et guide les âmes dans l’Au-delà ) Lorsque le corps d’Osiris fut reconstitué, il fut entouré de bandelettes pour le tenir ( fabriquant ainsi la première momie ) ; un seul morceau manquant le phallus qui avait été avalé par le poisson oxyrhynque, fut remplace par une «imitation».

Mort sans héritier, Osiris avait doublement perdu la vie, puisqu’il ne pouvait pas transmettre son principe vital. Après les rites funéraires, lsis, par la magie de son verbe, réanima son époux, lui redonnant le souffle en battant des ailes, puis descendant sur son corps inerte afin de le revifier, lui permettant de concevoir son fils, Horus dit  «le Jeune» (ou «Harpocarpe»). 

Revenu à la vie, Osiris régna comme roi sur les morts de l’autre monde..

Enfin, ce mythe décrit les forces destructrices qui ont engendré le processus de la momification. L’amour d’Isis est le symbole de la régénération et de la promesse de la vie éternelle. Le cycle de la destruction, de la mort et de la renaissance se répétait chaque année lors de la crue annuelle du Nil, le fleuve qui fournissait les éléments indispensables à la vie et donna naissance à l’une des premières civilisations.

On admet que les Égyptiens vivaient en se reliant à l’univers à travers une géographie sacrée intégrant l’espace et le temps dans le but de reproduire sur terre les configurations ; les pulsations du monde céleste, donnant accès aux différents plans de l’existence cosmique,  maintenu en équilibre parce qu’il est régi par un principe que l’on appelle Maât (Justice/Vérité) :  l’Ordre exact entre les choses.

Maât (Justice/Vérité).

Maât est une entité symbolisant la norme universelle : l'équilibre établi par le Créateur, la justice qui permet d'agir selon le droit, l'ordre qui fait conformer les actes de chacun aux lois, la vérité, la droiture et la confiance.

La Maât est toujours anthropomorphe, comme la plupart des concepts abstraits personnifiés : c'est une femme, en général assise sur ses talons, ou debout. Elle est la plupart du temps vêtue de la longue robe collante des déesses et porte leurs bijoux habituels. Maât confère aux autres dieux certaines de ses qualités, mais ne leur prête pas son aspect et ne prend pas non plus l'apparence d'autres divinités. Son attribut est la plume-nom (la même est portée par Shou). Elle tient souvent le signe de vie. L'élément de Maât est l'Air et la couleur de sa peau est ocre jaune.

Au-delà de cette première approche, le concept est un peu plus complexe. Maât est d'abord de dimension divine : elle est la mère de Rê dont elle est aussi la fille et l'épouse, elle est aussi la sœur mystique de pharaon, elle assure l'équilibre cosmique et c'est donc grâce à elle que le monde fonctionne de façon harmonieuse. Elle est également la lumière que Rê apporte au monde.

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