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C’est la victoire finale, non seulement sur la mort comme séparation de l’âme et du corps, mais encore sur le sommeil, comme séparation de la conscience du monde et des souvenirs du passé. C’est aussi la sanctification et la spiritualisation de la matière. Ceci explique du fait que l’homme n’est pas un être prisonnier dans un corps de matière qu’il faut démolir comme une prison de laquelle ont veut échapper. L’homme est un « composé » de chair et d’esprit et non un esprit en prison.
Le Jugement Originel Dieu l’Eternel conduit le monde par l’autorité et non par la force, c’est la grande différence entre l’autorité et la puissance... Ce n’est pas du tout, la scène du jugement dernier, telle que l’Apocalypse nous la décrit. Ici, nous sommes au cœur même du sens profond de la pensée animiste « l’âme détient l’historique du défunt ». Il ne s’agit pas de la résurrection des corps, mais de l’esprit (souffle de Dieu), le domaine duquel rien ne se perd. C’est qu’il existe une mémoire corporelle et cosmique dans laquelle s’emmagasine la somme de toute une vie. Il évoque les cycles de réincarnation éternellement renouvelés, jusqu’à la sanction divine. La pesée des âmes en vue de leur mérite et de leur destin futur. Ainsi, devant un tribunal que préside Osiris notre seigneur bien-aimé, assiste 'Isis Déesse des Vierges Noires, de Nephtys, parfois de Rê, et de quarante-deux assesseurs. Le mort est présenté au tribunal Anubis ; son cœur est placé sur le plateau d'une balance, et sur l'autre plateau se trouve Maât ( la Justice - Vérité) ou la plume qui la symbolise. Les deux plateaux doivent s'équilibrer.La nécessité de
pratiquer la justice pendant la vie sur terre, pour mériter la survie dans
l'au-delà, s'affirme au Nouvel Empire lorsque, dans le Livre des Morts,
apparaît le « jugement du cœur » du défunt. Le jugement après la mort est
déjà connu dans les Textes des pyramides, où le roi mort est soumis à
un interrogatoire avant d'être admis à rejoindre son père Rê. Mais l'intégrité
alors exigée du roi est plus physique que morale. Avec le développement de la
religion osirienne, c'est la fidélité à un idéal de justice qui va être
exigée. Cela se résume dans ce que l'on appelle la « confession négative
», mais qui mérite mieux le titre de « déclaration d'innocence », où
l'on relève des phrases comme ; « Je n'ai pas commis d'iniquité contre les
hommes » ou « Je n'ai pas fait le mal », « Je n'ai pas porté la main
sur l'homme de petite condition » ou, de façon plus générale : « Je
n'ai pas affamé, je n'ai pas fait pleurer, je n'ai pas tué ». Ces
phrases sont prononcées par le mort dans la « salle des deux Justices »,
devant un tribunal que préside Osiris,
assisté d'Isis, de Nephtys,
parfois de Rê, et de
quarante-deux assesseurs. Le mort est présenté au tribunal par Anubis
; son cœur est placé sur le plateau d'une balance, et sur l'autre plateau se
trouve Maât, la Justice - Vérité ou la plume qui la symbolise. Les deux
plateaux doivent s'équilibrer. Le dieu Thot. à tête d'ibis, contrôle la pesée,
près de la balance se tient la « Grande Dévorante , monstre
hybride prêt à mettre en pièce le défunt
si le jugement est défavorable. Sans doute peut-on penser que le défunt compte
obtenir son acquittement autant par la puissance
magique des formules qu’il connaît que par la probité de sa vie terrestre. Dès le IIè millénaire avant J.C, et, l’humanité à connu un idéal de bonté et d’équité ait pu être proposé à l’Humain, jamais égale jusqu’à nos jours. Cet idéal se trouve encore dans les textes de la basse époque. Pétosiris, au IVe siècle avant J.C., déclare dans son tombeau : « Si je suis parvenu ici, à la ville d’éternité, c’est que j’ai fais du bien sur terre, et que mon cœur s’est complu sur le chemin de Dieu depuis mon enfance jusqu’à ce jour. J’ai pratiqué la justice, j’ai détesté l’iniquité... » « J’ai fait vivre les affamés de ma province » Ou encore : « J’ai protégé le faible de l’emprise du puissant... » En somme la probité de la vie terrestre, c’est le salaire de notre existence positive dans le monde complexe des vivants visibles. » La Force ou la Justice La justice convient parfaitement à ce symbole de l’ « homme bon » parce qu’il sait ce qu’il y a dans les cœurs et les pensées, il a lui-même, avant de parvenir à son état glorieux, parcouru les sentiers douloureux que gravissent les hommes et par-là il peut les aimer. Sa justice est à la fois humaine et spirituelle. Ici, la force symbolise le soutien et une défense au service de la vérité sans laquelle on ne peut parler de justice... Responsabilité Réincarnation Jugement de l'âme et la pesée Le retour à la page Sommaire
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