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Internaute,
Frère et Sœur, Bonjour,
Souffrez-vous du syndrome que l'on appelle "la maladie de monnaie"? Il toucherait un large pourcentage de la population mondiale. De quoi s'agît-il ? Le docteur Peter Henderson, spécialiste de la santé mentale aux États-Unis, a récemment appliqué ce terme aux symptômes physiques et psychologiques que connaissent les personnes stressées par les soucis d'argent. Parmi ces symptômes, citons le souffle court, les maux de tête, les nausées, les éruptions cutanées, le manque d'appétit, des colères injustifiées, la nervosité et les pensées négatives. Pour le docteur, "les soucis d'argent sont une cause majeure de stress et d'autres symptômes ". Ces derniers mois, de
plus en plus de personnes ont été victimes des tristes conséquences des inquiétudes
liées à l'argent roi, ce qui n'a rien de surprenant. Dans de nombreux pays, à
cause de la crise financière actuelle, beaucoup ont perdu leur emploi, leur
maison et leurs économies. Des institutions financières prestigieuses se sont
effondrées, et même les nations les plus riches ont dû adopter des mesures
d'urgence pour éviter la faillite complète. Dans les pays en voie de développement,
la flambée du prix de la nourriture et des autres produits de première nécessité
a aussi provoqué de nombreuses inquiétudes. Cependant, même dans
des situations plus favorables, l'argent génère des inquiétudes, ce qui a été
le cas durant ces dernières années de prospérité financière. Par exemple, The
Witness, un journal sud-africain, a expliqué qu"' insidieusement, la
maladie sociale caractérisée par la surconsommation, le mercantilisme et le
matérialisme galopant" s'était répandue en Afrique. Le journal a dressé
une liste de certains symptômes de cette "maladie", comme "le
stress, les dettes, le gaspillage, le surmenage, le sentiment de privation,
l'envie et la dépression ". On a accusé le goût immodéré de l'argent
d'être une des causes de la détérioration de la qualité de la vie en
Afrique. De son côté, avant
la crise actuelle, l'Inde a connu une croissance économique remarquable. India
Today International a rapporté qu'en 2007 le pays "avait très
rapidement franchi un nouveau cap pour ce qui est de la consommation
ostentatoire". Des autorités craignaient alors que cette prospérité ne
s'accompagne de troubles, voire de violences. Au même moment, aux
États-Unis, la propension à dépenser des fortunes en articles de luxe a gagné
une nouvelle génération de jeunes et moins jeunes adultes. Cependant, pouvoir
dépenser à volonté ne leur a pas procuré le bonheur. Des chercheurs ont
affirmé que la richesse était une des causes principales de l'alcoolisme, de
la dépression et du suicide dans le monde. Une étude a révélé que, malgré
l'abondance et la richesse, "moins d'un Américain sur trois" se déclarait
"vraiment heureux ". Le
regard sur l'argent roi D'un autre côté,
que la situation soit favorable ou non, de nombreuses personnes riches comme
pauvres sont moins sujettes aux inquiétudes à propos de l'argent et des
possessions matérielles. Alors, pourquoi cette différence ? Dans un rapport
intitulé L’obsession de l'argent, des chercheurs ont observé que
certains sont "très fortement motivés par l'argent et contrôlés par
l'argent, ce qui peut conduire au stress et au névrotisme". En revanche,
ils ajoutent "Ceux qui gèrent attentivement leur argent ont tendance à
avoir un contrôle interne et un point de vue positif sur eux-mêmes. Nous
affirmons que ceux qui gèrent attentivement leur argent peuvent également
connaître moins de stress, et donc, moins de tension." Quelle est votre
attitude envers l'argent ? Quel effet l'instabilité de l'économie mondiale
a-t-elle sur vous ? Êtes-vous maître ou esclave de l'argent ? Peut-être n'êtes-vous
pas atteint par les symptômes de ce qu'on appelle "la maladie de la
monnaie ". Néanmoins, qu'on soit riche ou pauvre, personne n'échappe aux
inquiétudes liées à l'argent. Vivez
plus en consommant plus ! Une vie trop marchande ! Vivre dans notre société est effectivement compliqué, mais vivre simplement l'est encore plus. L'exemple quotidien est donné par l'observation des gens qui fréquentent les grands lieux de la consommation d'aujourd'hui. Á les regarder pousser le Caddie donne impression de joie enfantine, de retour à l'insouciance de jeunesse, à la satisfaction emplie de sécurité en même temps que d'une euphorie à la mesure du remplissage du caddie. Notre société de
consommation nous pousse comme le troupeau de moutons vers les vertes prairies
ou vers les cavernes d'Ali Baba, que sont devenus nos temples de consommation. Là, tous les objets
qui nous facilitent, mais aussi nous compliquent la vie, sont à la portée de
tous. C'est le monde de la marchandise, laquelle est de venue l'objet du diable.
Là, le visiteur est prisonnier de cet objet convoité ou accidentellement
rencontré. Il est d'autant plus prisonnier que cet objet est abondant et que
toute cette marchandise soulève une effusion religieuse qui conduit à la dépendance,
à la soumission, voire à la mise sous tutelle de l'homme, de la femme, qui
sont censés réfléchir et qui ont cessé de réfléchir. Car, en fait, comme
le dit Spinoza, «on ne sait pas ce que peut notre corps.» Dans ce type
de situation, l'acteur peut toujours voir le meilleur et faire le pire. On peut,
par exemple, en d'autres circonstances, se refuser de boire et vider plusieurs
verres de whisky, on peut décider d'arrêter de fumer et continuer. Déjà,
dans le Nouveau Testament, on connaissait l'effet de la tentation, la
faiblesse de l'esprit et la puissance du corps. Dans le supermarché, comme dans
bien d'autres occasions de la vie, on refuse le bonheur à venir au profit du
plaisir de l'instant. On en profite, comme si ce profit-là ne venait pas grever
et pénaliser le lendemain qui viendra forcément. Ce qui est grave également,
c'est que le citoyen d'aujourd'hui fonctionne aux sollicitations publicitaires
voire aux exigences politiques. «Travaillez
plus pour gagner plus» est vite transformé en «Vivez plus en
consommant plus», valorisant le réflexe irresponsable au détriment du calme
de l'analyse et de la sécurité de la réflexion. Or, mener sa vie, c'est évidemment lui donner du sens, laisser des traces, mais aussi rechercher des objectifs de progression et de dépassement de soi. Calendrier de célébrations et Prières LE PAPE EN AFRIQUE J'attends vos vives réactions.
Cham Animiste L'Église animiste de France.
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