Le Droit Humain Au Mon de Droit Divin.  

Foi et Raison deux termes qu'on croit opposés et qui sont identiques. (Amenemope) 

 

Droit Divin, Droit Humain et Droit de l'Homme, sont bien souvent antagonistes, mais ils restent complémentaires pour l'équilibre spirituelle et sociale. Le point d'histoire très important qui fait réfléchir. Déjà en Égypte antique, la réflexion avait timidement amorcé, pour en arriver à la pensée fragmentaire de l'animisme  philosophique et religieux. La nouvelle doctrine de charité, la réincarnation, l'immortalité et toutes les conquêtes de l'émancipation nées de la conscience humaine: quasi-fils de Dieu Amon-Râ. Ainsi, Thot (Djehuty) étant le type de l'humanité régénérée, la divinité rendue humaine avait pour œuvre de rendre l'humanité divine, le Verbe fait chair permettait à  la chair de devenir Verbe. A l'époque, la fin l'antiquité malheureusement, ce concept fut abandonné, et c'est ce que les docteurs de l'Église officielle n'ont pas compris d'abord; leur mysticisme a voulu absorber l'humanité dans la divinité. Ils ont nié le droit Humain au nom du droit Divin; ils ont cru que la Foi devait anéantir la Raison, sans se souvenir de cette parole profonde du plus grand des hiérophantes chrétiens: «Tout esprit qui divise le Christ est un esprit de l'Antéchrist

La révolte de l'Esprit Humain contre l'église, révolte qui a été sanctionnée par un effrayant succès négatif, aurait donc été, à  ce point de vue, une protestation en faveur du dogme intégral, et la Révolution, qui a duré depuis plus d'un siècle, l'aurait eu pour cause qu'un immense malentendu! En effet, l'église n'a jamais nié ni pu nier la divinité humaine, le Verbe fait chair, le Verbe humain! Jamais elle n'a consenti à  ces doctrines absorbantes et énervantes qui anéantissent la liberté humaine dans un quiétisme insensé. Bossuet a eu le courage de persécuter madame Guyon, dont il admirait pourtant et dont on a admiré la consciencieuse folie, mais Bossuet n'a vécu, malheureusement, qu'après le concile de Trente. Il fallait que l'expérience divine eût son mouvement. Oui, nous appelons la «Révolution Française» une expérience «Divine», parce que Dieu, à cette époque, permit au génie humain de se mesurer contre lui; lutte étrange qui devait finir par un étroit embrassement, débauche de l'enfant prodigue qui avait pour unique avenir, un changement décisif et une fête solennelle, dans la maison du père de famille. Le Verbe divin et le Verbe humain, conçus séparément, mais sous une notion de solidarité qui les rendait inséparables, avaient dès le commencement fondé la «Papauté» et l' «Empire: les luttes de la papauté pour prévaloir seule avaient été l'affirmation absolue du Verbe
Divin; à  cette affirmation, pour rétablir l'équilibre du dogme de l'Incarnation, devait correspondre dans l'empire une affirmation absolue du Verbe Humain. Telle fut l'origine de la Réforme, qui aboutit aux DROITS DE L'HOMME.
Les Droits De L'homme! Napoléon les prouva par la gloire dont il environna son épée. Incarnée et résumée dans Napoléon, la révolution cessa d'être un désordre, et produisit par un éclatant succès, la preuve irréfragable de son Verbe. C'est alors qu'on vit, chose inouïe dans les fastes des religions! L'homme tendre à  son tour la main à  Dieu, comme pour le relever de sa chute.

L'initié, dont la piété et l'orthodoxie n'ont jamais été contestées, vint sanctionner, de l'autorité de tous les siècles chrétiens, la sainte usurpation du nouveau César, et la révolution incarnée fut sacrée, c'est-à-dire reçut l'onction qui fait les Initiés de la main même du plus vénérable successeur des chefs de l'autorité! C'est sur de pareils faits, aussi universels, aussi incontestables et aussi brillants de clarté que la lumière, c'est sur de pareils faits, disons-nous, que la religion a posé sa base dans l'histoire humaine.

L'affirmation du Verbe divin par le Verbe humain, poussée par ce dernier jusqu'au suicide, à  force d'abnégation et d'enthousiasme, voilà  l'histoire de l'église depuis Constantin jusqu'à  la Réforme. L'immortalité du Verbe humain prouvée par des convulsions terribles, par une révolte qui a tenu du délire, par des combats gigantesques et par des douleurs semblables à  celles de Prométhée, jusqu'à  la venue d'un homme assez fort pour rattacher l'humanité à  Dieu voilà  l'histoire de la révolution toute entière Foi et raison deux termes qu'on croit opposés et qui sont identiques. Alors que dit, la Déclaration des droits (Bill of Rights) de 1689, elle est  formelle. Ainsi, les
Droits de l'Homme sont un concept selon lequel tout être humain possède des droits universels, inaliénables, quel que soit le droit positif en vigueur ou les autres facteurs locaux tels que l'Ethnie, la Nationalité ou la Religion. Selon cette philosophie, combattue ou éclipsée aux XIXe siècle, XXe siècle et XXIe siècle par d'autres doctrines, l'homme, en tant que tel, et indépendamment de sa condition sociale, a des droits « inhérents à sa personne, inaliénables et sacrés», et donc opposables en toutes circonstances à la société et au pouvoir. Ainsi le concept de droits de l'homme est-il par définition universaliste et égalitaire, incompatible avec les systèmes et les régimes fondés sur la supériorité ou la «vocation historique» d'une caste, d'une race, d'un peuple, d'une croyance, d'une classe ou d'un quelconque groupe social ou individu ; incompatible tout autant avec l'idée que la construction d'une société meilleure justifie l'élimination ou l'oppression de ceux qui sont censés faire obstacle à cette édification.

Le droit Humain se voile dans le concept des Droits de l'Homme, qui de nos jours, n'a rien de Spirituel ni de Divin. (Cham)

  

La réalisation du Soi
 La Philosophie Primaire Le Concept de religion  Dieu Moral et Humanisé  Confusion entre l'Âme et l'esprit

Retour au début de la page

 

Le Retour à la page  Sommaire

 






 

Envoyez un courrier électronique à  eglise.animiste@wanadoo.fr  Pour toute question ou remarque concernant ce Site Web.  Copyright © 2013.