Le Principe des Alliances

L’étique de la famille de  nos jours.

Il est sans nul doute que l’idée même de la famille s’est transformée en ce qu’on appelle la morale dite de « substitution » Certes, l’individualisme, la destruction progressive des cellules familiales, le concubinage, les séparations, les divorces, les foyers monoparentaux, la remise en question de l’idée même du mariage, la soi-disant libération sexuelle, ont représenté autant de points de départs pour des morales de substitution dont aucune ne s’est véritablement et durablement imposée dans une formulation ou une codification des mœurs exemplaires, de nature satisfaisante. Progressivement, le couple est devenu une entente librement consentie pour une durée déterminée, à contrat ou à durée renouvelable.

 Dans la civilisation industrielle.

Le concept de la famille est mis à rude épreuve. Comme le pense Kathleen Gough (1975), la famille conjugale qui fut essentiellement à l’aube de l’humanité pour la constitution de la société et de la culture, ne puisse survivre véritablement dans la civilisation industrielle.

Il est vraisemblable, en effet, que, dans les sociétés occidentales caractérisées par leur grande taille, par l’importance du mode vie urbain, par le régime capitaliste de la production, par la compétition professionnelle et par la toute-puissance de l’Etat et de l’administration, ce soit l’abandon de certains traits caractéristiques de l’institution familiale, considérés comme gênants ou mineurs, qui engendre des tensions actuelles au sein de celle-ci.  

C’est bien sûr, l’entrée des femmes dans le jeu de la production et de la rentabilité économique, pour les besoins de l’économie du marché, et  de ce fait, leur sortie du champ purement domestique où les confinait traditionnellement la répartition sexuelle des tâches, qui ont entraîné la prise de conscience massive de l’aliénation féminine. C’est parce que la notion de la résidence commune du groupe familial sur un territoire est perdue, puisqu’elle est incompatible avec un développement économique intensif, qu’il n’y a plus d’harmonie entre la société et la famille, au point qu’on en vient à parler de cette dernière, qu’elle soit consanguine ou conjugale, comme d’un refuge contre la société pour les individus pris dans un monde indifférent ou hostile.

En guise de conclusion.

« Alors que les sociétés occidentales ont conservé les principes qui étaient utiles pour leur développement ou qui n’étaient pas contradictoires avec les impératifs de ce développement, tout en supprimant ou en utilisant à rebours les aspects corollaires de l’ensemble de l’institution  familiale,  considérée comme inutiles ou encombrants »

C’est dans l’ignorance et le rejet de la logique interne des articulations dont on a montré la complexité dans la création de l’institution familiale qu’il faut chercher effectivement les raisons de la crise de la famille et, partant de la religion monothéisme et de la civilisation moderne.

La Femme Mariée et la Polyandrie.

Certes, ce qui est prohibé par la tradition animiste et la volonté populaire c'est la polyandrie. La femme polyandre c'est-à-dire qui peut avoir plusieurs époux est inadmissible et prohiber, pour plusieurs raisons en matière de filiation dans la recherche de paternité et autres.  Comme toujours, le divorce est largement toléré dans la culture animisme comme d’ailleurs de la culture polythéisme en général.  Car ici, le mariage est une alliance  volontaire, alors nul ne peut  vivre dans le mariage sous la  contrainte ! C’est le  libre-arbitre qui est mis en cause. Et le célibat dans tout cela ? Le prêtre animiste donne l’exemple de l’amour conjugal, et vit maritalement avec la femme dans le mariage, sans aucune difficulté.

La Polygamie.

Il y avait des polygames au temps de Jésus, comme avant. Avait-il peur de demander à ses disciples de divorcer d'une leur femme ? 

Mais le Christ dit à l'inverse. De même, aucun passage de la bible ne fait mention de la polygamie un péché. Le fait que ces grands hommes de la foi dont nous ne méritons peut être pas la moindre comparaison, furent polygames ne justifie cependant pas que cela était bon aux yeux de Dieu, puisque au commencement, Adam fut crée le premier. Et Dieu lui donna une femme qu'il [ Adam ] nomma Ève qui veut dire vie, car c'est de la femme que viendra désormais la vie. Cependant, Dieu n'a jamais châtié quelqu'un pour cause de polygamie, mais très souvent, pour cause d'adultère.

L'Immoralité Sexuel.

Les tablettes bibliques parlent, certes, d'immoralité sexuelle.  Voici quelques exemples d'immoralité sexuelle :

* Tout rapport sexuel avec la femme d'un frère ou d'un parent proche

* Tout rapport sexuel avec les animaux (êtres vivants)

* Tout rapport sexuel avec un autre homme de même sexe (homosexualité)

* Tout rapport sexuel avec une femme qui saigne (qui a ses règles), y compris une femme qui vient d'accoucher pendant une période de 40 jours.

* Tout rapport sexuel avec un membre ou un parent proche, et même un parent proche de la famille de votre femme (par exemple votre belle-sœur ou les filles de votre belle-sœur)

* Entre autres bien évidemment, tout rapport sexuel avec la femme de son père ou même la sœur ou l'enfant de la femme de son père.

Aujourd’hui, qui s'interroge sur ce qu’est  l’immoralité sexuelle ? Il est évident que les hommes et les femmes commettent en ces jours ce genre de choses. Mais c'est cela  que notre église animiste, appelle « l’immoralité sexuelle. » C'est une abomination aux yeux de Dieu, comme ceux des Hommes.

Morale du Couple. 

La culture de la période antique de patriarche Noé ancêtre universel grand prêtre de l’arche, appliquait la morale de la fidélité et du sacrifie, dans le couple. 

Il est évident que le couple se jurait fidélité, on épousait quelqu’un de sa condition, de son milieu social, et c’était pour la vie. Car, la morale du couple était celle d’une construction familiale, d’une consolidation de liens, et les enfants devaient faire mieux que leurs parents et progresser dans l’échelle sociale. Toutefois, le couple était un aboutissement, un noyau familial, une aire nourricière et une rampe de lancement pour les enfants. Puisque au  nom de la morale du sacrifice,  les parents se consacraient des sacrifices immenses pour l’avenir de leurs enfants.

Morale du Corps. 

De la science à la santé. Le sujet de plus en plus complexe à traiter.  Car, après les affaires du sang contaminé (Sida) dans différents pays, après les affaires de « clonage » où la science semble être porteuse d’une « connaissance  immature » qui n’a pas su prendre en compte les développements éthiques ou moraux de ses recherches, contre la perte des normes et des repères moraux, on peut entrevoir la redéfinition des règles de vie en commun ».

En effet, face à la complexité du monde moderne, à l’évolution scientifique et aux découvertes en biologie, des comités d’éthique se créent, des lois sur la bioéthique sont discutées et adoptées par les différents parlements en Europe (France, Allemagne).

Des questions se posent et diverses orientations sont prises selon des pays : Faut-il légiférer ? Allemagne, France : Non aux mères porteuses ; Faut-il expérimenter ? Royaume-Uni, États-Unis ; Faut-il laisser faire ? Italie : dérégulation et condamnation par l’Eglise Catholique du tourisme procréateur pour les femmes de plus de 50 ans dans les cliniques spécialisées.

Certes, l’on peut voir d’ores et déjà émerger la nouvelle figure du savant fou, après celle du physicien nucléaire, celle du généticien moléculaire : Projet du génome humain inquiète, le nouveau mythe du bébé parfait, créé en laboratoire, n’est pas loin ; il symbolise la transgression ultime où l’homme devient Dieu en sélectionnant les embryons.

Toutefois à notre époque, le corps devient  un enjeu particulièrement important : Au-delà des rumeurs de trafics d’organes internationaux ; Au-delà des expériences de clonage ; Au-delà de toutes expériences de procréation avec l’intervention de la science. Une unique question se pose : Comment le corps peut-il échapper à son destin de réification, de transformation en une marchandise ?

Se dirige-t-on vers l’énonciation d’un tabou au sens fort du terme dont les justifications, pour qu’elles soient admises par tous, devront combiner des éléments scientifiques à des éléments spirituels ou religieux ? Sans ambiguïté, il faudrait choisir le chemin d’une conception scienti-mystique  du corps humain.  

Que la grâce de Dieu Amon-Râ vous accompagne !!!

Le Corps de l'église   Initiation animiste  Rituel du mariage

Retour début de la page

Le retour à la page  Sommaire

 


Envoyez un courrier électronique à  eglise.animiste@wanadoo.fr  Pour toute question ou remarque concernant ce Site Web.  Copyright © 2013.