Le débat sur l’Identité Nationale, lancé par le ministre de l'Immigration Éric Besson. Voici la Contribution de l’Église Animiste de notre Temps.

La proposition d'Éric Besson d'ouvrir un débat organisé par l'État sur l'identité nationale, une préoccupation insistante dans la vie politique française, est bien  évidemment douteuse. Car, cela entraîne sans doute vers le nationalisme qui a l’horreur de la diversité, et il lui est nécessaire, soit d'assimiler soit d'exclure, mis au banc des «taisez-vous», travaillez, consommez! Surtout, il lui faut constamment un bouc émissaire, hier le Juif, aujourd'hui l'immigré. Depuis, les dirigeants mondiaux de tout poil s'en sont donnés à cœur joie, guerres en tous genres, conflits ethniques, déportations, crimes, etc.

L’identité nationale ou identité républicaine, aujourd’hui, J'ai l'impression que tout est bloqué, les dés en sont jetés, voire pipés. Et comment élaborer des valeurs républicaines, politiques fortes, non communautaristes, ni la soi-disant la Majorité des Français dit de Souche, mais qui assureraient l'unité de tous les citoyens tout en dialoguant différemment avec la multiplicité des valeurs culturelles ?

En tout cas le débat est lancé et ce qui est sûr, c'est que l’Église Animiste de notre Temps, travaillée par une grande difficulté à donner sa revendication identitaire religieuse, une solution politique pertinente, devrait y être appréciable.

Liberté - Égalité – Fraternité.

Le choix des valeurs primordiales de la République Française. Ce fut la devise de la révolution 1789, c'est aussi l'acclamation des principes humains de notre seigneur Osiris en particulier la Maât (Justice/Vérité). Maât est une entité symbolisant la norme universelle : l'équilibre établi par le Créateur, la justice qui permet d'agir selon le droit, l'ordre qui fait conformer les actes de chacun aux lois, la vérité, la droiture et la confiance.

Liberté - Égalité - Fraternité. Nous y retrouvons le ternaire et le symbole de la république idéale. Mais il serait naïf de croire que le simple fait que ces trois mots, répétés un peu d’une manière automatique, seraient dans nos Temples, pour que le verbe soit chair.
La réalité est plus difficile et elle laisse déjà apparaître le rude combat que l’Initié devra se livrer pour faire vivre en lui, et rendre authentique cet idéal.

Liberté, Égalité, Fraternité, Inscrits sur le fronton de tous les bâtiments de la république, qu'est-ce que cela signifie pour nous Animistes de l’ordre Osirien ?
Liberté. La liberté pour tous, de par leurs connaissances, au plus haut degré et en même temps liberté de mettre au service de la communauté l'étendue de son savoir, de sa réflexion.
Liberté d'agir en son âme et conscience, liberté de se perfectionner son rythme, sans avoir à fournir un rendement, liberté de pouvoir se situer idéologiquement en dehors de tous les diktats, de se forger, en un mot, une pensée libre, mais cette liberté de l'esprit est exigeante, elle ne se pratique pas sans un effort constant pour comprendre et admettre la liberté du voisin pour protéger, depuis l'enfant, les virtualités de l'être futur, pour protéger le droit à la différence, le droit des faibles, des minorités.
Cette notion de liberté porte en soi celle de tolérance, pratiquer la tolérance, c'est admettra qu'il n'existe pas de «vérité absolue». Nul ne possède une vérité qui vaille de l'imposer aux autres.
La liberté que nous acclamons est une liberté qui permet tous les échanges de vue, toutes les confrontations d'opinion, toutes les contradictions, pourvu qu'ils aient lieu en toute honnêteté et qu'ils s'expriment dans le respect de l'autre et dans la dignité.

 — Égalité. Passons enfin de l’ère des théories simples à celle des applications ! Certes, tous les Hommes sont également frères, et que personne ne se croit supérieur à l’autre. Toutefois, il ne s'agit point d'une égalité par le bas, mais bien plutôt de l'égalité de toutes les philosophies qui élèvent et font s'épanouir la raison et le cœur. Non pas une égalité qui banalise en uniformisant, mais une égalité dans le sens de la recherche de l’équilibre et de l'harmonie, fondant dans le même creuset toutes les curiosités et toutes les interrogations, pour en extraire le pur métal. Des égaux ne sont pas des «semblables». Ils ont la liberté d'associer leurs différences, mais ils ont les mêmes droits et les mêmes devoirs. Leurs possibilités virtuelles sont équivalentes et leurs progrès sont fonction de leur effort personnel.

Le législateur doit toujours avoir à l’œil, la véritable raison pour laquelle l’humanité a été poussée à l’imperfection. Mais, le châtiment ne doit en aucun cas être arbitraire, viser une communauté religieuse spécifique (voile intégral), contre de pauvres migrants et leur religion.

Une loi interdisant le port de la burqa (voile intégral) en France: «Le port du voile intégral nuit à la société et à l'ordre public dans la mesure où il soustrait au regard d'autrui les femmes qu'il recouvre», expliquaient-ils. Selon eux, il s'agit d'«une atteinte à la dignité humaine [...] car une femme dont on ne peut lire les expressions du visage perd de son humanité.» Soit-il ! Implicitement, l’État s’obligerait de proposer aux femmes musulmanes de France, une nouvelle manière de vivre dans l'espace public:  Comment s’habiller, le choix des viandes, des légumes,  etc. Et du coup dans ses investigations policières, l’État ne deviendrait-il pas le chef spirituel de l’Islam de France ? On se rend compte, sur le plan juridique, la loi de séparation des églises et de l'État, adoptée sur l’initiative du député socialiste Aristide Briand, le 09 décembre 1905, aujourd’hui est vraiment obsolète. Dans tout acte, dans tout comportement forcé envers les citoyens, il n’y a que colère et vengeance contre l’autorité, et en aucun cas, il ne peut y avoir de bénédiction. (Osiris)

Fraternité. Dernier terme de cette triade «animique», il devrait rayonner dans toutes les consciences pour inciter les individus à se montrer solidaires de leurs semblables. Il semble impossible, sans faillir à la probité intellectuelle, de ne pas démarquer le terme de fraternité employé par les animistes de celui employé par les groupements religieux.
En effet, de nombreux systèmes religieux ont diffusé parmi leurs fidèles l'exhortation à la fraternité, le principe de l'Évangile «aime ton prochain comme toi-même» est précédé des textes de l’Égypte antique. Confucius, aussi, définissait sa doctrine comme "simple et consistant à avoir la droiture de cœur et à aimer les autres comme soi-même".
Les religions fondent le principe de la fraternité sur la notion que tous les hommes sont fils de Dieu, et, à travers l'appellation «prochain», une certaine différenciation apparaît entre les frères. Les sages de l’Inde sont allés plus loin, ils ont supprimé cette distinction entre frères en disant:
«ton prochain est encore toi-même.»
La fraternité enseignée par certaines églises n’a, semble-t-il, gardé que la lettre de ce beau principe. L'esprit en semble absent, puisque sa mission de l'universaliser semble avoir échoué dans le monde. Et si l'homme, dans le monde ordinaire, reste plus souvent enclin qu'on ne le suppose à secourir son semblable, il n'empoche que dans l'exercice de sa vie sociale, face à des obstacles qui limitent son désir ou son pouvoir, il se laisse aller à la violence et oublie tout respect de l'autre, toute fraternité.
L’homme, alors, n'est pas fraternel, parce qu-il n'est pas libre. Il n’est pas libre de ses instincts, mais dans le système religieux, il n'est pas libre non plus puisque la fraternité lui vient du fait qu'il est une créature de Dieu. Il n'est rien dans ce choix.
Pour nous, Animiste, cette fraternité vient de nous-mêmes, de l'Homme (Universel).
Elle unit, dans nos environnements spirituels, des groupements qui se forment par affinités de goûts, et au sein desquels règne, pour chacun des membres, une égalité des droits.
La fraternité implique donc la liberté et l'égalité. On ne reconnaît pas, chez nous, la domination d’un frère ou d'une sœur sur un autre. On accepte seulement l'ascendant dû aux mérites et aux services rendus au groupe.
La fraternité suppose l’indulgence, car l'homme parfait n'existe pas, Il est inévitable de rencontrer, chez nos frères, des travers, des faiblesses. C'est alors une question d'affection et de modestie que d'être fraternel. Car chacun n’a t-il pas ses propres insuffisances à se faire pardonner.

La fraternité, c’est aussi une question de bienveillance, cette sœur jumelle de l'indulgence. C'est Thot qui écrivait: « On finit le plus souvent par dire des hommes le bien ou le mal qu'on en pense et par en penser le bien ou le mal qu'on en dit… ». Or la bienveillance, c'est de corriger le mal que l'on dit d'un homme par le bien qu’on en sait… Et cette bienveillance là, elle est faite de tendresse, de vérité, de bonne humeur. Efforçons-nous, mes frères et mes sœurs à cette bienveillance-là en découvrant toutes les qualités que recèle «l’autre».. Excusons ses imperfections, tout en essayant de l'amener à faire preuve d'une volonté d'amélioration, Aidons-le avec toute la bonté possible et toute la discrétion possible dans la tâche de perfectionnement entreprise. Et là, nous nous apercevons qu'un autre maillon de la chaîne fraternité s'appelle la solidarité. N'oublions pas ce dévouement réciproque, source de tant de force dans l'action entreprise et de joie dans la réussite.
La solidarité, en effet, ne doit pas s’exercer simplement au plan matériel. Bien plus grand est son rôle dans le domaine du cœur et de l'esprit. Nous sommes solidaires, mes sœurs et mes frères, nous sommes les pierres du Temple, et la fraternité est le ciment qui nous lie. Plus pure et agissante sera celle-ci, plus solide et durable sera le Temple.
Notre seigneur Osiris personnifie l’idée de la lutte entre le bien et le mal. C’est l’être divin perpétuellement bon. Il incarne cette fraternité pendant chaque rencontre spirituelle, nous incite à faire éclore en nous, dans l’élan de notre cœur, dans la volonté de faire oeuvre utile ; enfouissons la soigneusement au fond de nous, pour cultiver dans nos cœurs cette merveilleuse petite fleur ; la faire prospérer, semer ses graines autour de nous, pour qu'un jour peut-être elle émaille de ses couleurs les prairies de l'univers dans le printemps radieux d’un monde en mutation, celui de l’animisme Osirien de l’ordre universel.

 Et que l’œil d’Horus Veille !

 Cham Guide Spirituel.

 

L’église Animiste de notre Temps

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