La Mort du Corps« Ce que tu es, je le fus, ce que je suis, tu le seras », (Saint Césaire d'Arles, Sermon au peuple). Page 1 2 » L’homme, une créature terrienne à l’image de Dieu, pétri
de la boue, doué de l’intelligence. La mort, à l’origine une possibilité
de sa constitution, il n’y était pas assujetti, et il n’y était pas
naturellement destiné. Bientôt placé au rang de « quasi-fils »
de Dieu, il s’est targué de l’égalité avec Dieu. Mais, lorsque la faute
grave arriva, inhérente à la découverte de la connaissance du bien et de mal,
cette transgression, entraîna la déchéance : la genèse de la mort. Ce
long voyage étrange, face à soi-même. Certes, tous les hommes meurent et les
enfants naissent. Les vivants cessent de vivre et la vie se poursuit. La mort ne
serait-elle récréation ou recommencement de l’humanité ? Pour la
simple raison essentielle, ne fût-ce que l’humanité doit réguler, le rythme
et l’équilibre de son évolution démographique. La mort n'oublie personne.
Jeunes ou Vieux, Malades ou bien Portants. Quelle que soit la doctrine
philosophique ou spirituelle, passée ou présente, la genèse de la mort, entraîne
l'homme à
La Peur de la Mort Alors que la durée de vie augmente, le peur de la mort n’a jamais été aussi forte. Notre effroi serait dû à un appauvrissement progressif des rites funéraires. Le sentiment est que, la peur de la mort s'est accrue dans nos Sociétés postmodernes. D'abord, parce que les progrès de la science qui ont permis un accroissement de la longévité la font paraître d'autant plus implacable. Ensuite, parce que tous les médias véhiculent des images épouvantables de a mort qui sont le plus souvent sans rapport avec la mort telle qu'elle survient habituellement chez les Occidentaux. C'est-à-dire principalement chez des gens d'un certain âge, avec une vie plus ou moins accomplie, à un seconde ou ils ont eu le temps d'y penser. Enfin, parce que la baisse de la religiosité s'accompagne d’une diminution de la croyance en un au-delà et d'une disparition progressive des rituels de passage. Certes, les Rites ne peuvent suffire à apprivoiser notre peur de mourir. Il est évident que la peur de la mort est inhérente à notre condition humaine, et rien ne pourra jamais l'effacer. Mais on peut rendre cette peur plus supportable en la contenant dans des rites et en rompant le silence qui l'entoure. Par exemple, on gagnerait à écouter les désirs des anciens concernant leurs funérailles et la manière dont on se souviendra d'eux. Parler des morts à venir permet de poser des repères qui atténueront le traumatisme. Chacun peut ainsi être rassuré sur son sort une fois qu'il sera sorti de la catégorie des vivants. La tragédie sacrée, de la mystique du corps Et, c’est le retour de l’âme à ses origines vitales. Ainsi, le corps se meurt-il définitivement ? Et, le difficile voyage l'âme, vers la sphère des immortels commence. Dépouillée de son enveloppe charnelle, elle pénètre l'espace cosmique, frontière symbolisant l’ultime limite entre la terre et la lune : sublunaire. Toutefois, prochainement se trouvant devant ses juges originels dont Osiris le Dieu de Nécropole et les immortels, pour le procès d’ « exemplarité ». Moment ultime du jugement originel, à partir duquel bascule le destin de l’âme, en trois directions originelles : — Le retour définitif vers la « sphère des immortels »,couronne les séries nécessaires de la réincarnation successive. Pour les Osiristes, Animistes c’est le bonheur total. — La réincarnation successive dans la « matrice humaine », le retour pour la quête d’immortalité et la vie continue. Pour une un jugement favorable de retrouver la « sphère humaine. » Réincarnation n’est donc pas reproduction….. — Et le Pire de tout, c’est le jugement à la descente à « l’enfer », dans laquelle l’âme ne peu revenir à « la sphère humaine. » La sévère condamnation !!! Le mystère de la mort occupe une place indéniable, pour
comprendre la mystique du corps. Comme le mystère de la vie, les incantations
de l’homme vont vers les artisans De la nouvelle espérance.
— « Ce que tu es, je le fus, ce que je suis, tu le seras », (Saint Césaire d'Arles, Sermon au peuple). Ô Il est vraiment digne et juste de vous rendre grâces en tout temps et en tout lieu, Dieu tout-puissant et éternel, par notre bien aimé Osiris prophète divin. En qui brille pour nous l'espérance de la réincarnation, afin que ceux qu'attriste la certitude de la mort, soient consolés par la promesse de l'immortalité. La mort. Le cruel châtiment est venue lui rappeler l’autre vérité de sa nature, son état de créature, et de créature d’ici-bas. (Ps. 82, 6 ; Ez. 28, 9, 16). Certes, la vie est transformée, mais, n'est pas enlevée et lorsque l'enveloppe de ce terrestre séjour tombe en poussière, une éternelle demeure les attend dans les cieux. C'est pourquoi avec les immortels, sur le Trône d’Osiris Dieu de la Nécropole, et avec les chœurs célestes nous chantons l'hymne à la gloire de tout-puissant Dieu Amon-Râ. Que l’œil d’Horus l’ange gardien Veille !
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