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Eglise Animiste de la Première Alliance Cosmique avec OSIRIS

 

LE DANGER DE DÉCHETS INDUSTRIELS POUR L'HOMME   

 
Promouvoir un modèle de croissance fondé sur le productivisme et la consommation a bien des désavantages, le plus préoccupant étant la création exponentielle de déchets dont il est difficile de se débarrasser. Les statistiques ne permettent pas vraiment de mesurer l’ampleur du phénomène, surtout s’agissant des déchets industriels, qui font l’objet d’un commerce international et voyagent parfois sur de très longues distances. La montagne de déchets issus de la production et de la consommation encombre chaque jour un peu plus les sociétés urbaines. Non seulement la population augmente vite et consomme plus, mais encore les produits industriels, souvent « sur-emballés », ont une durée de vie moyenne qui raccourcit.
Un déchet industriel spécial (ou DIS) est une catégorie de déchets (chimiques, biologiques, radioactifs..), d’origine industrielle et susceptible de présenter un danger pour l'homme et/ou l'environnement.
Les produits fabriqués actuellement sont par ailleurs composés d’un nombre grandissant de matériaux difficilement dégradables, comme certains plastiques. Les capacités de gestion des déchets étant largement moindres que celles mises en œuvre pour produire les biens de consommation, l’accumulation s’annonce difficile à freiner, surtout au regard du taux de croissance de certains pays d’Asie très peuplés. Lorsqu’on s’intéresse aux imports-exports de déchets, la première surprise est de constater la difficulté de rassembler des données. Créée en 1989 sous l’égide des Nations unies, la convention de Bâle est une institution intergouvernementale chargée de contrôler et de réglementer la production ainsi que les mouvements transfrontaliers des déchets. Elle fournit des chiffres délicats à interpréter. Une trentaine de pays ont refusé de ratifier la convention et ne transmettent pas de statistiques. Plus étonnant encore, 110 pays sur 165 – soit environ 70 % des pays membres – ne communiquent pas de données, y compris la Norvège dont la politique environnementale se veut pourtant très en pointe. Cela en raison de la complexité des procédures de déclaration et des différentes méthodes d’évaluation nationales. Ces statistiques partielles permettent néanmoins de faire quelques constats intéressants : elles montrent une nette augmentation du volume de déchets en mouvement: pour 50 pays déclarants, les volumes échangés sont passés de 2 millions de tonnes en 1993 à 8,5 millions de tonnes en 2001. Les trois quarts des cargaisons ont fait l’objet d’échanges entre les pays de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). Presque tous ces déchets étaient classés comme « dangereux », selon la terminologie officielle – une terminologie hasardeuse, car des déchets a priori inoffensifs, s’ils sont mal gérés, peuvent eux aussi devenir nocifs. Au cours des années 1980, les normes environnementales se sont considérablement renforcées dans les pays occidentaux, entraînant un développement du trafic de déchets notamment vers l’Afrique. Suite à plusieurs scandales (tel celui du cargo Zanoobia, chargé de déchets toxiques italiens en 1988), une série d’accords internationaux ont été signés, réglementant voire interdisant les transits vers les pays du Sud.


Les Intérêts Économiques
Le trafic s’est alors dirigé vers les pays d’Europe de l’Est et de l’ex-URSS, puis rapidement recentré sur les grosses nations elles-mêmes productrices de déchets. Cela pour deux raisons essentielles : d’une part, le marché potentiel du traitement des déchets dangereux est plus qu’alléchant pour les industriels du secteur et, d’autre part, il nécessite des technologies et des infrastructures difficiles à financer dans les pays pauvres. Les déchets dangereux sont ainsi passés du statut de problème à celui de source de profit. Plus pernicieux, c’est aujourd’hui au nom du « recyclage » que les pays occidentaux envoient en Asie ou en Afrique des déchets au traitement jugé trop polluant ou trop peu rentable. Le cas des déchets électroniques (ordinateurs, téléphones portables…) est représentatif: leur volume augmente de façon exponentielle, leur durée d’utilisation diminue constamment, plusieurs des composants utilisés sont toxiques (cadmium, plomb, mercure), et ils sont envoyés en Chine, en Inde ou en Afrique du Sud pour être démantelés et « recyclés ». Non seulement cette activité met en danger la santé des travailleurs, dont les conditions de travail demeurent inadaptées aux substances qu’ils manipulent, mais elle contamine l’air, les sols et les nappes phréatiques. Il en va de même avec le démantèlement des vieux cargos, spécialité de la Chine, de l’Inde et du Bangladesh.
Nombre d’écologistes dénoncent ce type de recyclage et se mobilisent pour promouvoir de nouvelles alternatives: repenser la production en tenant compte du devenir des produits, traiter les déchets au niveau local pour éviter leur transfert sur de longues distances, les revaloriser en tant que matière première ou source d’énergie, mais d’abord et avant tout maîtriser la consommation. Commun à de nombreux débats actuels sur l’environnement, cet objectif semble constituer la seule issue crédible pour une planète qui, d’ici à 2050, devrait compter plus de 9
milliards de personnes.

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